Isabelle Balkany
Isabelle Balkany © MaxPPP

Isabelle Balkany, première adjointe et épouse du maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) Patrick Balkany, a été mise en examen jeudi dans le cadre d'une enquête pour blanchiment de fraude fiscale.

L'élue avait été placée en garde à vue mercredi à Nanterre (Hauts-de-Seine) avant d'être présentée jeudi à deux juges d'instruction du pôle financier de Paris.

Son avocat, Me Grégoire Lafarge :

Cette mise en examen ne concerne pas son activité politique ou celle de son mari, elle concerne exclusivement une problématique financière d'origine familiale et ancienne de plus de 20 ans.

Une information judiciaire ouverte en décembre 2013 par le parquet de Paris et reprise par le parquet national financier vise le couple pour "blanchiment de fraude fiscale". Elle est suivie par les juges Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon.

Au cœur de l'enquête, notamment, une villa de luxe sur l'île de Saint-Martin. Explications de Sara Ghibaudo, du service police-justice de France Inter

Les magistrats cherchent à savoir si l'élu UMP de Levallois-Perret et son épouse ont dissimulé une partie de leurs avoirs au fisc, notamment des biens à l'étranger. Tout est parti des déclarations de l'ex-conseiller général (RPR) des Hauts-de-Seine Didier Schuller, qui a confié dans le "French Corruption" que Patrick Balkany s'était enrichi de manière illicite en marge de marchés publics conclus dans les années 1980 et 1990 par l'office HLM du département.

Patrick Balkany visé dans une autre affaire

Patrick Balkany était sorti blanchi de ce scandale, ce que Didier Schuller - condamné en 2007 à trois ans de prison dans cette même affaire révélant un système de financement occulte du RPR - avait trouvé injuste. Candidat aux dernières municipales à Clichy-la-Garenne, Didier Schuller avait dit être mû par le désir de "nettoyer le département".

Parallèlement à l'affaire touchant son épouse, une information judiciaire vise Patrick Balkany pour l'utilisation d'un chauffeur de sa ville de Levallois-Perret à des fins personnelles a été ouverte en janvier dernier par le parquet de Nanterre.

Le député-maire est notamment soupçonné d'avoir utilisé l'un des chauffeurs de la mairie à l'occasion de vacances sur l'île de Saint-Martin.

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