Images de vidéo-surveillance tirée de l'appel à témoins diffusé par la police belge (copie d'écran)
Images de vidéo-surveillance tirée de l'appel à témoins diffusé par la police belge (copie d'écran) © Radio France

Un homme de 29 ans a été arrêté vendredi à Marseille, soupçonné d’avoir abattu 4 personnes le 24 mai au Musée juif de Bruxelles. Le suspect est Français, et présente un "profil djihadiste ".

Cet homme, originaire de Roubaix, est en garde à vue depuis vendredi midi, auprès de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Pendant les premières 24h, l’homme est resté muet .

Selon une source proche de l’enquête, le suspect, fiché par la DGSI , est soupçonné d’avoir fréquenté des groupes djihadistes en Syrie en 2013. Il a été arrêté "dès qu'il a mis le pied en France ", a précisé le président de la République François Hollande, en marge d'un déplacement à Trévières, en Normandie.

La piste djihadiste est fortement évoquée, autant par le Président de la République, que par les enquêteurs. L'homme est déjà connu de la justice, mais pour un braquage. A l'époque, en 2009, selon son ancienne avocate, Soulifa Badaoui, l'homme n'avait rien d'un djihadiste.

Soulifa Badaoui, l'ancienne avocate du suspect, joint par Philippe Randé.

C'était un jeune homme qui avait rencontré des difficultés lors de son enfance. Il était allé de famille d'accueil en famille d'accueil. C'était un jeune homme intelligent.

Armes, caméra et casquette

Le suspect a été interpellé dans un car en provenance d’Amsterdam via Bruxelles, à la gare St-Charles de Marseille par des douaniers. Dans ses affaires, se trouvaient un fusil d’assaut Kalachnikov et un revolver avec des munitions du même type que celles utilisées à Bruxelles, selon une source proche de l’enquête.

Je ne comprends pas ce côté amateur de revenir avec des armes.

Louis Caprioli, ancien sous-directeur de la DST, la direction de la surveillance du territoire estime que l'attitude du suspect soulève de nombreuses questions : "Est-ce que c'était pour mener d'autres opérations ? Est-ce qu'il a des complices sur le territoire français ? A Marseille ? "

L'analyse de Louis Caprioli, ancien sous-directeur de la DST, joint par Benoît Collombat.

Il était également muni d’une caméra GoPro . Or, dans la presse belge, il avait été dit que le tueur du Musée juif portait une caméra portative, fixée à la bandoulière d'un de ses sacs. Enfin, parmi les vêtements du suspect, a été retrouvée une casquette, en tous points semblable à celle que portait le tireur le 24 mai .

Cette fusillade a fait 4 morts : un couple d’Israëliens, une bénévole française, et un employé belges. Les 4 victimes ont été abattues en plein après-midi, en moins de 2 minutes. L’homme s’était ensuite enfui calmement. Les enquêteurs belges parlaient d’un "homme déterminé ", ayant agi "de sang froid ".

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