Des coups de feu ont été échangés sur l'avenue des Champs-Elysées ce jeudi soir. Trois policiers ont été touchés dont un mortellement. Il s'agit d'un acte terroriste.

Les Champs-Elysées bouclés
Les Champs-Elysées bouclés © Reuters / Christian Hartmann

Un policier a été tué, deux autres blessés lors d'une fusillade qui a eu lieu peu avant 21h sur les Champs-Elysées. L'assaillant ou l'un des assaillants a été abattu.

Selon les informations fournies peu avant 22h par Pierre-Henri Brandet, porte-parole du ministère de l'intérieur, et confirmées une heure après, un véhicule s'est approché d'un car de police stationné près du 104 avenue des Champs Elysées. Un homme est descendu de la voiture et a tiré sur le car avec une arme "de guerre" tuant un policier. Deux autres policiers ont été blessés "a priori très sérieusement". L'homme est parti en courant et en tirant sur des policiers en patrouille. Il a été abattu.

Ce témoin a assisté à la fusillade

"Pour savoir quelles étaient les motivations et ce qui a poussé cet individu à agir, il est beaucoup trop tôt encore pour le dire mais, en tout cas, ce sont des policiers qui ont été pris délibérément pour cible" a expliqué Pierre-Henri Brandet.

Le préfet de police s'est rendu sur les Champs-Elysées ainsi que le procureur François Molins. La section anti-terroriste du parquet de Paris est saisie.

"Nous sommes convaincus que le la piste est d’ordre terroriste"

A l'issue d'une réunion de crise à l'Elysée, avec Bernard Cazeneuve, le premier ministre, Mathias Fekl, le ministre de l’intérieur et le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, François Hollande s'est exprimé, l'air grave et solennel. Le Président a annoncé d'un conseil de défense à 8h vendredi matin et un hommage national rendu au policier tué. "Nous serons d’une vigilance absolue notamment par rapport au processus électoral" a dit le Président qui a consacré la majeure partie de son intervention aux forces de police et à "la confiance et la solidarité" dont les Français doivent faire preuve à leur égard.

"Mes pensées vont à la famille du policier tué et aux proches des policiers blessés. Nous devons tous prendre conscience que nos forces de sécurité font un travail particulièrement difficile et qu’elles sont exposées. [...] Mon message s’adresse à tous nos concitoyens. Ils sont protégés, ils doivent l’être et le seront, mais le principe de base c’est la confiance et la solidarité à l’égard des forces de sécurité."

Que sait-on du ou des agresseurs

Selon des sources policières, l'assaillant présumé était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers. Des perquisition seraient en cours en Seine-et-Marne au domicile du titulaire de la carte grise du véhicule utilisé pour l'attaque. On ignore si cet homme est l'assaillant décédé ou son complice. Le groupe Etat islamique a revendiqué - via un communiqué de son organe de propagande, l'agence Amaq - la fusillade et a nommé l'"auteur" comme étant "Abu Yussef le Belge".

Les Champs-Elysées rouverts à minuit et demi

L'intervention a été longue car la police recherchait de possibles complices. Un périmètre de sécurité a été installé, restaurants; magasins et galeries marchandes bouclées, parfois avec des passants à l'intérieurs qui se sont mis à l'abris après avoir entendu des coups de feu. Certains étaient encore confinés après 23h. L'avenue a été fermée à la circulation, des hélicoptères survolant la zone, jusqu'à minuit et demi.

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