Le BEA a publié plusieurs recommandations après le crash
Le BEA a publié plusieurs recommandations après le crash © Radio France / Thibault Lefèvre

Un an après le drame qui a coûté la vie à 150 personnes à bord d'un A320 dans les Alpes, le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses confirme l'hypothèse d'un crash volontaire orchestré par le copilote Andreas Lubitz. Deux semaines avant la catastrophe, Un médecin privé avait recommandé un séjour en hôpital psychiatrique.

Selon les enquêteurs, le copilote Andreas Lubitz, qui avait des antécédents de dépression grave, s'est bien enfermé dans le cockpit avant de précipiter délibérément son Airbus contre la paroi de la montagne le 2 mars dernier, tuant les 150 personnes à bord.

Les précisions de Michel Polacco, spécialiste aéronautique de Radio France

► ► ► DOCUMENT | Lire le rapport complet sur le site du BEA

Dans son rapport final, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) explique qu'il avait commencé à montrer des symptômes suggérant un épisode dépressif psychotique en décembre 2014 , et qu'il avait consulté plusieurs médecins les mois qui ont suivi.Aucun d'entre eux n'a alerté les autorités aéronautiques ou son employeur.

C'est ce manque de communication sur des éléments essentiels que le BEA souhaite voir disparaître. Il recommande la possibilité de faire une entorse au secret médical en cas de problèmes psychologiques d'un pilote. Pour Arnaud Desjardins, expert chargé de l'enquête, l'information aurait dû être transmise.

Des règles plus claires doivent être exigées pour savoir quand il est nécessaire de rompre le secret médical . Plusieurs médecins privés avaient l'information [indiquant qu'Andreas Lubitz] était malade. Cette information n'est pas parvenue aux autorités aéronautiques ni à l'employeur Germanwings.

Dans son rapport définitif, le BEA propose également d'effectuer "uneanalyse régulière des incapacités de vol , en particulier pour des problèmes psychologiques ou psychiatriques".

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