Lors de manifestation des "gilets jaunes" samedi 24 novembre sur les Champs-Elysées, à Paris, 103 personnes ont été arrêtées. Il s'agit, pour la plupart, de jeunes hommes de moins de 30 ans.

Au total, 103 personnes ont été interpellées lors de la manifestation parisienne.
Au total, 103 personnes ont été interpellées lors de la manifestation parisienne. © AFP / Bertrand GUAY

Les stigmates sont encore visibles sur les Champs-Elysées. Vitrines vandalisées, pavés enlevés et barrières détériorées, la célèbre avenue parisienne panse ses plaies après la manifestation des "gilets jaunes", samedi 24 novembre, à laquelle se sont mêlés des casseurs. La préfecture de police de Paris a indiqué avoir interpellé 103 personnes, à la suite d'affrontements avec les CRS. 

Il s'agit plutôt de personnes jeunes, cinq sont même mineures mais elles sont, pour la plupart, âgées de 20 à 30 ans, a appris France Inter, de source policière. Ces individus sont à 95% des hommes issus, pour moitié, d’Île-de-France. Les autres se sont donc organisés pour venir spécialement à Paris, sur la journée. 

Première comparutions immédiates

Il est, en revanche, plus difficile de définir un profil idéologique type parmi ces personnes interpellées. Elles n'ont pas de casier judiciaire. D'après le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, interrogé sur CNEWS, "les commandos ont été largement infiltrés, inspirés et manipulés par des membres de l’ultra-droite qu'on a vu à l'œuvre". 

Pour autant, personne n'avait été identifié auparavant par les services de renseignements, que ce soit au sein de l’extrême-droite ou de l'extrême-gauche, ce qui a été confirmé pendant les gardes à vue. Personne n'a reconnu faire partie d'une mouvance extrême.

Les premières comparutions immédiates, devant le tribunal correctionnel de Paris, ont eu lieu ce lundi 26 novembre après-midi. Au total, 20 prévenus étaient appelés à la barre notamment pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations".

Parmi eux, un jeune électricien en intérim à La Rochelle, un apprenti conducteur de bus RATP et même un surveillant pénitentiaire de Fresnes, qui explique que s'il a rejoint le mouvement des "gilets jaunes", c'était pour "défendre le service public".

Alors que la plupart des prévenus ont demandé un délai pour préparer leur défense et sont repartis du tribunal sous contrôle judiciaire, avant d'être jugés début janvier 2019, trois personnes ont tout de même été jugées. La procureure a requis de la prison ferme à leur encontre.

Dans le même temps, les enquêteurs continuent d'exploiter les caméras de vidéosurveillance pour identifie d'autres casseurs, voire des auteurs de pillage.  

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.