Il y avait eu samedi dernier 2 000 interpellations dans toute la France dont 1 082 à Paris. Le record sera-t-il battu ce samedi pour cet "acte V" ? Évidemment tout dépendra de la mobilisation. Le procureur et la préfecture de Paris espèrent pouvoir empêcher le maximum de casse.

L'acte V des "gilets jaunes" sera-t-il le dernier et sera-t-il moins violent ?
L'acte V des "gilets jaunes" sera-t-il le dernier et sera-t-il moins violent ? © AFP / Sameer Al-Doumy

Pour cet acte V des gilets jaunes, difficile de savoir si la mobilisation sera aussi importante que samedi dernier. En tous cas, après les scènes de casse et de pillage il y a deux semaines autour de l'Arc de triomphe et des Champs Elysée, puis la semaine dernière dans d'autres quartiers de Paris, 8 000 policiers et gendarmes, fatigués mais bien présents, sont à nouveau déployés dans la capitale ce samedi, pour parer au pire, en espérant qu'il n'arrive pas. 

La préfecture de police reproduit le schéma de la semaine dernière : une grande zone d'exclusion, sans circulation, où les rassemblements sont interdits, autour de l'Elysée, Matignon, l'Assemblée nationale. 

Des forces lourdes, pour disperser les manifestants hostiles : CRS, véhicules blindés, brigade équestre. Et puis tout un volant de policiers beaucoup plus mobiles. Une cinquantaine de groupes de 20 à 30 agents, capables d'aller très vite aux endroits les plus chauds, pour interpeller les fauteurs de trouble, avec un renforcement des troupes en fin d'après midi, au moment où les casseurs, pilleurs et autres délinquants d'opportunité passent à l'action. 

De nombreux commissariats de Paris et de la petite couronne sont également prêts en cas d'interpellations massives. Car le procureur de Paris a pris les mêmes réquisitions que la semaine dernière : toute personne en possession d'armes par destination, des pierres, des fumigènes, une fronde, ou même un masque à gaz, sera systématiquement arrêtée.

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