Condamnés à neuf mois de prison ferme en première instance pour séquestration de deux cadres, huit anciens salariés de Goodyear comparaissaient ce mercredi en appel.

Les huit ex-salariés de Goodyear étaient jugés en appel ce mercredi pour "séquestration" de deux cadres de l'usine d'Amiens
Les huit ex-salariés de Goodyear étaient jugés en appel ce mercredi pour "séquestration" de deux cadres de l'usine d'Amiens © AFP / FRANCOIS NASCIMBENI

Vingt quatre mois de prison avec sursis ont été requis à l'encontre des huit anciens salariés de Goodyear jugés mercredi devant la cour d'appel d'Amiens pour avoir séquestré deux cadres de l'usine picarde pendant 30 heures en 2014.

Comportement intolérable, estime l'avocat général

Contestée par les salariés, la séquestration a été désignée par l'avocat général, Dominique Taillhardat, comme une atteinte à "la dignité humaine [...] et nous ne pouvons pas tolérer ce genre de comportement, quel que soit le contexte".

En première instance, le procureur avait requis deux ans de prison dont un an "ferme aménageable". Finalement, les huit anciens salariés avaient été condamnés à 24 mois de prison dont neuf mois ferme.

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Le procès en appel des anciens salariés de Goodyear intervient trois semaines seulement après celui de plusieurs salariés d'Air France, jugés pour avoir arraché la chemise d'un cadre de la compagnie. Un calendrier serré qui permet à la CGT de dénoncer la "criminalisation de l'action syndicale". Plus tôt dans la journée, un rassemblement a eu lieu en soutien aux huit salariés rejugés.

Le délibéré sera rendu le 11 janvier prochain, soit presque un an après la condamnation en première instance "des huit", poursuivis pour "séquestration et violences en réunion", à 24 mois de prison dont 9 ferme.

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