mickaël dos santos
mickaël dos santos © MaxPPP

Mickaël Dos Santos a-t-il participé à la décapitation de 18 prisonniers syriens ? Le jeune homme originaire du Val-de-Marne a été identifié par la justice française dans une vidéo diffusée dimanche dernier par le groupe Etat Islamique. Mais sa mère affirme ne pas le reconnaître. Scepticisme partagé par certains spécialistes des mouvements jihadistes.

Un document analysé sous toutes les coutures. Après des heures de travail, les experts de la Direction centrale du renseignement intérieur ont identifié deux Français sur la vidéo d’exécution diffusée en fin de semaine dernière par groupe Etat Islamique. D’abord Maxime Hauchard : un normand de 22 ans converti à l'islam qui serait "parti en Syrie en août 2013 après un séjour en Mauritanie en 2012", selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Les experts ont également reconnu Mickaël Dos Santos, 22 ans aussi. Un français d’origine portugaise qui a grandi à Champigny-sur-Marne. Mickaël Dos Santos a rejoint la Syrie à l’été 2012 et y a adopté le nom de guerre d'Abou Uthman. L’affiliation du jeune homme au groupe Etat Islamique est formellement établie, mais certains doutent de sa présence sur la vidéo de dimanche dernier.

Le démenti de la mère

Interrogée par BFMTV, la mère de Mickaël Dos Santos affirme ne pas avoir identifié son fils

Certains experts des mouvements jihadistes doutent aussi de l'identité du second bourreau français présumé. L’homme identifié par la DGSI comme étant Mickaäl Dos Santos s'exprimerait trop bien en arabe pour être un converti d'origine portugaise.

L’analyse de David Thomson, journaliste à RFI spécialiste des mouvances jihadistes

David Thomson a trouvé un compte twitter présenté comme celui de Mickaël Dos Santos. Le jihadiste y démentirait lui-même son implication dans les décapitations.

Un nouvel élément qui sème le doute : Mickaël Dos Santos est connu pour revendiquer ses comportements violents sur les réseaux sociaux.

Mais le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve refuse la polémique

Les spécialistes de la DGSI poursuivent leurs recherches pour mettre un nom formel sur le visage présenté comme celui de Mickaël Dos Santos. Ils s’appuient sur de nombreux outils : au-delà des traditionnelles enquêtes des services de Renseignement, les experts font appel à l’informatique. Ils utilisent notamment des logiciels de reconnaissance faciale pour faciliter l'identification.

Plus de 1.100 Français sont impliqués dans les filières jihadistes, dont près de 380 sont actuellement en Syrie ou en Irak, selon les autorités. Une cinquantaine y ont déjà trouvé la mort. Les convertis représentent 20% de ces jihadistes recrutés sur internet pour la majotité d'entre-eux.

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