interrogations sur le non-lieu requis en faveur d'eric woerth
interrogations sur le non-lieu requis en faveur d'eric woerth © reuters

L'ancien ministre UMP du Budget était accusé de prise illégale d'intérêt dans la vente de l'hippodrome de Compiègne (Oise), à laquelle il avait à l'époque donné son feu vert. Il bénéficie finalement d'un non-lieu.

"Nous disions depuis quatre ans que cette affaire était sans fondement. Il y a eu une instruction particulièrement fouillée et il n'y a rien contre le ministre", explique Me Jean-Yves Le Borgne, l'avocat d'Eric Woerth. Le ministère public avait déjà requis en octobre un non-lieu pour Eric Woerth, une position que la commission d'instruction de la CJR a finalement confirmé.

Pas une mauvaise affaire pour l'État

La CJR avait ouvert début 2011 une enquête pour prise illégale d'intérêt après le feu vert donné courant 2010 par Eric Woerth, juste avant de quitter le ministère du Budget pour celui du Travail, à la vente d'une parcelle de 57 ha de la forêt de Compiègne, comprenant un hippodrome et un golf, à la société de courses hippiques qui le louait déjà.

L'opération s'était faite sans mise en concurrence et contre l'avis du ministère de l'Agriculture.

Une expertise juridique menée en 2012 avait conclu que la vente en question était possible légalement et que son prix - 2,5 millions d'euros - n'était pas une mauvaise affaire pour l'État.

Le statut du député-maire de Chantilly dans cette affaire n'a jamais dépassé celui de témoin assisté.Une autre enquête sur le volet non ministériel du dossier est menée en parallèle par deux juges d'instruction du pôle financier du parquet de Paris.

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