Le marché de l'immobilier stagne actuellement
Le marché de l'immobilier stagne actuellement © Maxppp / Olivier Boitet

C'est un procès symbolique qui s'achève ce soir à Paris. Celui de Casa Immo, une société parisienne qui vendait des listes de logements à louer. Les futurs locataires payaient des centaines d'euros pour visiter des appartements... quand ils existaient.

C'est ce qu'on appelle un "marchand de listes". Et c'est moins une société qu'une pratique que le tribunal correctionnel de Paris examine depuis hier, une partique qui existe depuis les années 70 mais qui connait de plus en plus de débordements. Casa Immo est attaquée par l'UFC-Que Choisir et des dizaines de particuliers pour "pratiques commerciales trompeuses".

Depuis 4 ans, 99 plaignants se sont fait connaître. Ils disent avoir dû payer des centaines d'euros pour avoir accès à une liste de logements à visiter. Des logements en fait déjà loués, injoignables ou carrément inexistants.

Le reportage de Julie Pietri

À chaque fois, c'est un peu la même histoire. Des jeunes gens, souvent étudiants, qui ont besoin d'un logement rapidement. En cherchant sur Internet ils tombent sur une annonce alléchante. Mais l'agence au bout du fil, Casa Immo, leur explique qu'elle ne fait pas visiter l'appartement comme ça, qu'il faut payer d'abord.

Ni argent, ni logement

En échange, le client recevra une liste de logements à visiter. Elle coûte près de 300 euros.

Au bout du compte, les victimes se rendent compte que quelque chose ne va pas avec la liste de l'agence. L'argent est perdu, l'appartement toujours pas trouvé. Les plaignants disent avoir payé avant de voir la liste des logements, sans pouvoir vérifier, ce qui est parfaitement illégal.

Les dirigeants de Casa Immo dénonçent une enquête à charge, des mensonges. Ils risquent une peine de prison et des centaines de milliers d'euros en amende et dommages et intérêts.

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