C’est l’histoire d’un homme totalement dévoué à Liliane Bettencourt. L’histoire d’un homme qui, malgré un fils autiste et une situation familiale de ce fait difficile, se retrouve à assister la femme la plus riche de France jour et nuit ou presque. « Son rôle avait largement dépassé celui de l’infirmier. Madame Bettencourt le réclamait la plupart du temps », relate à la barre Me Pascal Wilhelm. « Monsieur Thurin était la personne la plus proche de madame Bettencourt, celle sur laquelle elle s’appuyait ».

D’ailleurs, Me Pascal Wilhelm va faire de même : s’appuyer sur Alain Thurin. C’est ainsi à l’infirmier qu’il adresse par mail ses courriers à l’attention de Liliane Bettencourt, celui-ci est donc chargé de les lui remettre. Il fera même plus : il conservera ces courriers chez lui.

Mais surtout, et c’est la raison de son renvoi devant le tribunal correctionnel, il s’est retrouvé légataire testamentaire de Liliane Bettencourt pour la modique somme de ... 10 millions d’euros. Dans une lettre envoyée au parquet en octobre 2014, il assure : « c’est mon épouse qui m’a téléphoné un matin pour me dire que sur internet on informait que j’avais de la part de madame en héritage (…) j’étais perdu sans savoir quoi faire. »

Aujourd’hui, Alain Thurin n’est pas là pour s’expliquer. Après une tentative de suicide à la veille de l’ouverture du procès, Alain Thurin est toujours « sédaté et trachéotomisé » selon le dernier certificat médical lu à l’audience. Les faits le concernant seront donc jugés ultérieurement. Si cela est un jour possible.

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