Les juges d'instruction chargés d'instruire le dossier des attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'Hyper cacher, qui avaient fait 17 morts, ont informé les parties de la fin des investigations, ce qui ouvre la voie à un procès en 2020.

Lattaque contre la rédaction de l'hebdomadaire Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 à Paris avait fait 12 morts
Lattaque contre la rédaction de l'hebdomadaire Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 à Paris avait fait 12 morts © AFP / Martin Bureau

C'était attendu: selon des sources proches du dossier, confirmé par une source judiciaire, l'instruction sur les attentats de janvier 2015 est clôturée. La fin des investigations, dirigées par quatre juges d'instruction du pôle antiterroriste, pourrait permettre d'organiser un procès dans le courant de l'année prochaine. Ce premier grand procès de la vague d'attentats qui a frappé la France en 2015 pourrait durer trois mois. Quatorze personnes sont mises en examen, et trois mandats d'arrêt ont été émis visant des suspects partis rejoindre le groupe Etat islamique en zone irako-syrienne.

La mort des terroristes, les frères Kouachi pour la tuerie de Charlie Hebdo, Amédy Coulibaly pour l'assassinat d'une policière municipale à Montrouge et la prise d'otages sanglante de l'Hyper cacher, pouvait faire craindre un procès frustrant, sans les commanditaires et avec des protagonistes n'ayant joué qu'un rôle de soutien logistique. Mais après près de quatre ans d'investigations colossales, les juges ont réévalué le rôle de certains acteurs, comme ils l'avaient expliqué aux parties civiles au mois de septembre. 

Un homme très proche d'Amedy Coulibaly, qui l'aurait notamment aidé à se fournir en armes en Belgique, a été récemment mis en examen, non seulement pour association de malfaiteurs terroriste, mais pour complicité d'assassinats. L'un des hommes parti en Syrie quelques jours avant les attentats, avec Hayat Boumeddiene, la compagne de Coulibaly, aurait aussi joué un rôle d'instigateur.

Le parquet de Paris a désormais un mois pour prendre ses réquisitions, puis les juges d'instruction décideront de renvoyer tout ou partie des mis en examen devant la Cour d'assises spéciale.

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