Cette fois nous y sommes. Au cœur de l’affaire Bettencourt. Le procès débute vraiment, et dans l’émotion. Car c’est avec la lecture de la lettre d’Alain Thurin que s’est ouverte l’audience ce matin. Un courrier envoyé par l’ancien infirmier des Bettencourt quelques heures avant sa tentative de suicide par pendaison, dans un bois non loin de son domicile.

Je sais qu’en ce lundi s’ouvre le procès auquel je suis cité. Malheureusement je ne peux apporter d’éléments. J’ai adoré travailler auprès de Mme, ce fut un grand honneur. Je ne suis pas en état de maîtriser ma défense car si j’attaque verbalement Monsieur Banier ce serait ma parole contre la leur. J’ai peur des ténors du barreau, surtout sans preuves. J'ai voulu aider Madame mais c'était impossible face à la violence médiatique.

La décision que je vais prendre dimanche avait déjà été réfléchie. Seule la date était à décider, mon fils a retardé l’acte. Et si la justice a été lente, moi je la remercie car j’ai pu améliorer le pavillon pour mon fils, et j'ai pu voir ma fille et mes petits-enfants. Trop de sentiments désagréables sont dans ma tête. Trop d'hypocrisie autour de moi. Ma déception est telle que je démissionne.

J’aimerais remercier la police judiciaire qui est restée très humaine. Je ne voulais pas être assisté d’un avocat, même si je ne maitrise pas correctement ma défense. Je pensais réussir à m'exprimer, mais les médias ne m'ont pas aidé. J’aimerais que me pardonnent tous ceux que j’ai peut-être fait souffrir. Je voudrais dire à la fille de Madame que je n'ai jamais interdit sa présence. Je voudrais remercier Jean-Victor qui m'a écouté. Mon épouse ne connaît pas ma décision, c’est pour cette raison que je dois retarder l’heure. Je sais que ce sera difficile au début, mais je sais qu’elle surmontera mon absence. Je vous adresse Mr le procureur mes salutations respectueuses.

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