Condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent, Jacqueline Sauvage, 66 ans, est retournée entre ses murs
Condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent, Jacqueline Sauvage, 66 ans, est retournée entre ses murs © MaxPPP

Le président de la République a décidé d'accorder à Jacqueline Sauvage une "remise gracieuse de sa peine d'emprisonnement". Condamnée en appel à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, elle va pouvoir demander à être libérée.

Le communiqué de l'Elysée est tombé aux alentours de 19h ce dimanche soir. "Le président de la République a voulu, face à une situation humaine exceptionnelle , rendre possible, dans les meilleurs délais, le retour de Mme Sauvage auprès de sa famille".

Concrètement, le président a fait sauter le verrou de la peine de sûreté et il permet à Jacqueline Sauvage de pouvoir être accessible à une libération conditionnelle dès la mi-avril 2016, explique ses avocates, Janine Bonaggiunta et Nathalie Tomasini.

Les deux femmes ont été reçues une nouvelles fois dimanche à 18H00 par le chef de l'Etat. Il les a alors informées de sa décision. Les filles de Jacqueline Sauvage, "sont heureuses car le président les a entendues et ne les a pas déçues".

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Libération "immédiatement" possible

Un week-end de réflexion a donc suffit à François Hollande pour prendre sa décision. Vendredi, il avait reçu les filles et les avocates de cette femme de 66 ans, condamnée en appel à dix ans de prison après le meurtre de son mari, époux violent et père incestueux. Le chef de l'Etat a donc décidé d'accorder "une remise gracieuse de sa peine d'emprisonnement" à Jacqueline Sauvage qui peutdemander à être libérée "immédiatement" .

L'histoire médiatisée de Jacqueline Sauvage, qui a abattu son mari de plusieurs coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d'enfer conjugal, a déclenché un mouvement de soutien populaire. Plus de 430.000 personnes ont ainsi signé la pétition citoyenne demandant sa grâce .

L'article 17 de la Constitution autorise le président de la République à exercer le droit de grâce (uniquement à titre individuel depuis 2008). Mais l'entourage de François Hollande avait rappelé récemment qu'il n'était, par principe, pas favorable à la grâce présidentielle. Jusqu'à aujourdh'ui, il ne l'avait d'ailleurs exercée qu'une seule fois, en permettant la libération conditionnelle, en janvier 2014, du plus ancien détenu de France, Philippe El Shennawy, sans éteindre sa peine.

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