Il a débuté sa plaidoirie par une lettre, Me Nicolas Huc-Morel, avocat de François Bettencourt-Meyers et ses enfants, la poursuit par une histoire.

Je voudrais vous raconter l’histoire qui a été vécue par la famille Bettencourt-Meyers, l’histoire d’une famille pudique, convoitée par des personnes mal intentionnées, qui n’ont pas hésité un seul instant à la briser pour parvenir à leurs fins.

Vous avez d’un côté un beau parleur avec son homme de l’ombre, un amuseur qui est passé du statut de bouffon à la Cour à celui de Raspoutine, qui a su conquérir sa proie au point d’en devenir le gourou.

Vous avez le gestionnaire de fortune qui a mené en bateau Liliane Bettencourt et cherché à accroître sa fortune personnelle

Vous avez des hommes de loi : un notaire, parce qu’on a toujours besoin d’un notaire ; un avocat, avocat de tout le monde et surtout de lui-même.

François, elle, était déjà convaincue que ceux qui gravitaient autour de sa mère n’auraient de cesse de lui expliquer que cette plainte était déposée contre elle. La plainte, quand elle déposée, ce n’est pas une affaire de sous. C’est un combat, c’est un combat d’une famille qui veut retrouver une mère et une grand-mère. Et le plus grave, mais c’était attendu, on convainc cette vieille dame que la plainte qui a été déposée est un acte de guerre alors que c’était un acte d’amour.

J’ai encore en tête les paroles de Liliane Bettencourt au sujet de François-Marie Banier : « c’est quelqu’un que j’aime beaucoup, il est très intelligent, mais il me tue. Il devient trop exigeant, il boufferait tout. Faut pas qu’il me tue.

Le combat que nous menons c’est le combat d’une famille qui s’aime et qui est unie à nouveau aujourd’hui.

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