Jean-Claude Mas avec son avocat (à gauche)
Jean-Claude Mas avec son avocat (à gauche) © MaxPPP

La cour d'appel d'Aix en Provence a confirmé le jugement de première instance en condamnant Jean-Claude Mas à quatre ans de prison et 75 000 euros d'amende . L'homme âgé de 76 ans se voit aussi interdit d'exercer dans le domaine de la santé et de gérer une société .

Pour accueillir toutes les parties civiles à ce procès, l'audience a été délocalisée au Palais des Congrès d'Aix-en-Provence. 7 000 femmes ont porté plainte contre le fondateur de la société PIP , évoquant "des bombes à retardement installées dans leurs corps" au sujet de ces prothèses qui craquent plus souvent que celles des autres marques.

Jean-Claude Mas a lui réitéré que son gel "maison" fabriqué à partir d'huile industrielle ne comportait aucun danger . "Il y a eu beaucoup de tests faits" a-t-il déclaré à la Cour alors que la composition des gels variait et n'était pas contrôlée.

En France, les autorités sanitaires ont évoqué 18 000 femmes qui ont dû se faire retirer leurs prothèses, suite à des ruptures ou des irritations .Deux souffrent d'un cancer.

Charlène est l'une des victimes présentes à l'énoncé du verdict. Elle est venue spécialement de Corse et se dit soulagée aujourd'hui.

Si la justice nous reconnaît victime, c'est le principal . C'est déjà difficile ce qu'on vit tous les jorus avec nos problèmes de santé. C'est des douleurs permanentes , type coup de couteau, des décharges électriques. Je suis heureuse du résultat (...) d'être reconnue victime c'est le plus important, témoigne Charlène l'une des nombreuses victimes présentes.

Pourvoi en cassation

Quatre anciens cadres de la société PIP ont été aussi condamnés par la cour d'appel à des peines qui vont jusqu'à trois ans de prison.

L'avocat de Jean-Claude Mas, Yves Haddad, a d'ores et déjà annoncé son intention de se pourvoir en cassation , ce qui devrait éviter à son client d'être envoyé en prison. Jean-Claude Mas est ressorti libre de l'audience, la cour n'ayant pas déposé de mandat de dépôt.

Le fondateur de PIP est toujours mis en examen dans deux autres procédures : pour homicide et blessures involontaires ainsi que pour les aspects financiers de l'affaire des prothèses mammaires.

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