l'ump lance la procédure d'exclusion de jérôme lavrilleux
l'ump lance la procédure d'exclusion de jérôme lavrilleux © reuters

L'eurodéputé et directeur de cabinet de Jean-François Copé a décidé de se mettre en congé du parti, où il risquait de toute façon une exclusion prochaine. Dans un courrier adressé à Luc Chatel, il dénonce "une pantalonnade annoncée".

Depuis qu'il a dévoilé un système présumé de fausses factures lors de la dernière campagne présidentielle de de Nicolas Sarkozy, Jérôme Lavrilleux était sur la sellette au sein de l'UMP. Mais quitte à quitter le parti, l'eurodéputé a préféré le faire selon ses propres termes, en annonçant se mettre en congé. Il avait déjà refusé de se présenté à une convocation au siège de l'UMP le 8 octobre, dans le cadre d'une procédure d'exclusion. Une nouvelle convocation était prévue mardi prochain.

Plus nécessaire désormais : Jérôme Lavrilleux a donc quitté de lui-même le parti. Directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, il était devenu une épine dans le pied du parti d'opposition après ses révélations sur l'affaire Bygmalion, un système présumé de fausses factures. Des révélations qui avait poussé Jean-François Copé à quitter la direction du parti.

"L'expression de mes sentiments désabusés"

Dans un courrier adressé directement à son "cher Luc" Chatel, le député se dit "désabusé" face à une procédure dont il est persuadé qu'elle est jouée d'avance.

Il estime ainsi que "son exclusion est déjà est déjà actée par une direction sans légitimité politique et juridique, dont le comportement passé la disqualifie".

Vous comprendrez que mon travail au Parlement européen est infiniment plus important que cette pantalonnade médiatique annoncée. Je ne participerai donc pas à ce simulacre d'audition.

Ultime pied de nez à son ancienne direction, Jérôme Lavrilleux affirme dans L'Express "avoir du mal à imaginer" que Nicolas Sarkozy n'ait pas eu connaissance de l'existence de la société Bygmalion, comme l'ancien président le prétend. "L'honnêteté n'empêche pas la maladresse", tempère toutefois celui qui ne veut pas accabler le candidat.

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