Suite aux révélations de la cellule investigation de Radio France, le médecin anesthésiste de l'hôpital de Jonzac qui avait été condamné en 2008 pour détention d'images pédopornographiques a été suspendu. Il fait l'objet d'une autre enquête en cours ouverte par le parquet de Saintes.

L'hôpital de Jonzac (Charente-Maritime).
L'hôpital de Jonzac (Charente-Maritime). © Maxppp / Marie-Laure Gobin PHOTOPQR / SUD OUEST

Après les révélations de la cellule investigation de Radio France, l'hôpital de Jonzac (Charente-Maritime) a suspendu un médecin anesthésiste condamné pour détention d'images pédopornographiques, indique l'établissement ce vendredi dans un communiqué :   

"En réponse à l'évocation de plusieurs médias, dont France Inter, de la condamnation" de ce médecin en 2008, ce médecin anesthésiste "a fait l'objet ce jour d'une mesure de suspension dans l'intérêt du service, à effet immédiat".

Comme la cellule investigation de Radio France l'a révélé, cet anesthésiste a exercé à l'hôpital de Jonzac en même temps que Joël Le Scouarnec, ce chirurgien soupçonné d'avoir agressé au moins 349 enfants dans une dizaine d'établissements pendant plus de 30 ans. Tous les deux se connaissaient. Le médecin anesthésiste a été condamné en 2008 pour détention et diffusion d’images pédopornographique à trois mois de prison avec sursis, sans aucune obligation de soin, ni aucune interdiction d’exercer.

En 2017, après l’arrestation du Dr Le Scouarnec, l'anesthésiste est interrogé par les enquêteurs qui ont trouvé la trace de trois appels téléphoniques entre les deux hommes. Il revient à cette occasion sur son intérêt pour les images pédopornographiques avec cette confidence troublante : "Je ne consulte plus ce genre d'images de façon aussi régulière" dit-il. Ces propos sont alors immédiatement transmis à la juge d’instruction en charge de l’affaire à l’époque. Une enquête est ouverte, toujours en cours, pour consultation d’images pédopornographiques "à titre privé".

La cellule investigation de Radio France a également révélé qu'un autre médecin, radiologue, qui exerçait en même temps que le docteur Scouarnec à l'hôpital de Quimperlé (Finistère), a été condamné à 18 ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur une trentaine de patientes dont huit mineures. Il a pris la fuite au dernier jour de son procès et reste introuvable.

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