Balladur Leotard
Balladur Leotard © Radio France

Le parquet de Paris a estimé lundi que la poursuite des investigations susceptibles de conduire à la mise en cause d’Édouard Balladur et de François Léotard dans l'affaire Karachi devra se dérouler devant la Cour de justice de la République.(CJR).

Dans l’affaire Karachi, les anciens ministres Édouard Balladur et François Léotard pourraient bien se retrouver devant la Cour de justice de la République. Les juges du volet financier de cette affaire, Roger Le Loire et Renaud van Ruymbeke ont sollicité en décembre dernier l’avis de François Molins, procureur de la République, sur la compétence de la CJR.

Ils estiment avoir suffisamment d’indices contre l’ancien Premier ministre Édouard Balladur et son ministre de la Défense de l’époque François Léotard concernant plusieurs contrats d’armement passés dans les années 1990. Et seule la CJR est habilitée à mettre en examen et à juger des membres du gouvernement pour des crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions. D'ailleurs les familles des victimes de l’attentat de Karachi avaient demandé à ce que les juges se dessaisissent en faveur de la CJR pour que les ministres soient jugés.

Le financement de la présidentielle de 1995 en question

Les juges Roger Le Loire et Renaud van Ruymbeke enquêtent sur le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995. Ils semblent convaincus qu’une partie des commissions perçues par Ziad Takieddine, intermédiaire en armement, à la faveur de contrats signés avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan ont servi à financer cette campagne, via un système de rétrocommissions.

Dans cette affaire, plusieurs personnes ont été mises en examen. Parmi elles des intermédiaires comme Ziad Takieddine et Abdul Rahman El Assir ou encore l’entourage de l’ex-Premier ministre comme Nicolas Bazire, Thierry Gaubert et Renaud Donnedieu de Vabres.

Nicolas Sarkozy reste lui épargné pour le moment

Il était ministre du Budget à l’époque mais il n’y a pour l’heure pas d’éléments qui permettraient de le poursuivre.

Les explications de Sara Ghibaudo

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Karachi recap
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