Son témoignage ne constitue pas le seul élément à charge du dossier. Mais Claire Thibout est tout de même un pilier de l’affaire Bettencourt. La preuve : pas une journée d’audience ne s’écoule sans que le nom de l’ancienne comptable ne soit cité par l’un ou l’autre.

Elle, Claire Thibout, a bien tenté d’échapper au feu des questions, arguant, certificat médical à l’appui, d’un état psychologique trop fragile. Qu’importe, le tribunal ordonne une contre-expertise et décide d’organiser son audition par visioconférence.

La voici donc. Projetée en grand dans la salle du tribunal. Elle apparaît sur fond blanc, pull noir, écharpe verte, cheveux court et lunettes à monture épaisse. Et surtout le visage agité de tics nerveux : elle se mord les lèvres, pince la bouche, regarde régulièrement de côté, là où, on suppose, se trouve son avocat.

Le président la rappelle d’ailleurs à l’ordre : « vous n’êtes pas obligée de regarder l’avocat qui est avec vous ». La réponse fuse : « je dis ce que je sais, je ne demande pas à l’avocat ».

Car elle apparaît comme ça, Claire Thibout. Directe, n’y allant pas par quatre chemins, de sa voix légèrement éraillée. Ses phrases sont affirmatives, ne laissent pas place au doute. Celle dont les affirmations sont largement décriées, persiste dans toutes ses déclarations.

Toutes, sauf une. Elle concède : « sur Pascal Greggory [l’acteur, ancien compagnon de François-Marie Banier, ndlr], j’ai un peu exagéré en le mettant en cause ». Avant d’asséner : « le reste, je le maintiens ».

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