Procès Moitoiret: la mère de Valentin
Procès Moitoiret: la mère de Valentin © Max PPP

Deuxième jour d'audience au procès en appel de Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo devant la Cour d'assises de Lyon. En première instance, le couple avait respectivement écopé de la réclusion à perpétuité et de 18 ans d'emprisonnement. Le verdict est attendu le 22 novembre.

Il y a deux ans, ils avaient été condamnés à la perpétuité pour lui, à 18 ans de prison pour elle, pour l'assassinat du petit Valentin, 11 ans, tué de 44 coups de couteau un soir de juillet 2008 dans une rue de Lagneu, dans l'Ain.

Deuxième journée d'audience: "je n'ai pas voulu la mort de votre fils"

Ce matin, la mère de Valentin, Véronique Crémault, était entendue par la cour d'assises. A la fin de son témoignage, elle a dialogué avec l'accusé, dans un de ces moments d'audience empreints d'une grande émotion.

Dans un dialogue assez stupéfiant il a ainsi déclaré:

Je n'ai jamais voulu de malheur pour qui que ce soit. Je vuex que les gens réalisent leur rêve, leur bonheur.

Un moment où le temps est suspendu: compte-rendu d'audience avec Corinne Audouin

L'ancienne compagne et co-accusée de Stéphane Moitoiret, Noëlla Hego a également assuré de son côté :

Je suis désolée pour vous mais je n'ai pas voulu la mort de votre fils. Je sais que c'est terrible pour vous.

Cet après-midi, les médecins légistes sont attendus à l'audience.

Première journée d'audience: volubilité et réincarnation

Un crime horrible, commis par ce routard qui errait avec sa compagne de village en village, se disant en "mission divine".

Où il est question de réincarnation: compte-rendu d'audience avec Corinne Audouin

Noëlla Hégo avait été condamnée pour complicité d'assassinat, comme instigatrice du crime, sans qu'aucun mobile clair n'ait pu apparaître.

Stéphane Moitoiret a beaucoup changé: le reportage de Corinne Audoin

Selon leurs avocats, Stéphane Moitoiret est beaucoup plus présent et Noëlla Hego, prête à s'exprimer d'avantage.

Pourquoi un tel crime ?

Le dossier Moitoiret.
Le dossier Moitoiret. © MaxPPP/Le Progres/Laurent Thevenot

Au premier procès, devant la cour d'assises de Bourg en Bresse, les experts psychiatres s'étaient divisés sur le degré d'altération du discernement de Stéphane Moitoiret. Tous s'accordant à dire qu'il souffrait de maladie mentale, en l'occurence de "schizophrénie paranoïde".

Mais les jurés avaient écarté l'irresponsabilité pénale, et l'avaient condamné à la prison à perpétuité, plus lourdement que les 30 ans requis par le procureur.

Durant l'instruction de l'affaire, la ministre de la Justice de l'époque, Rachida Dati, était personnellement intervenue pour trancher la question et promettre à la famille que l'auteur "serait jugé et condamné".

Les avocats des accusés avaient fait appel. Ils plaideront à nouveau l'irresponsabilité pénale pour Stéphane Moitoiret.

Les explications de Corinne Audouin

Stéphane Moitoiret et Noëlla Hego sont aussi rejugés pour la "tentative d'enlèvement" d'un autre Valentin âgé de cinq ans, en août 2006 dans la Vienne, en qui ils voyaient "l'élu qui devait changer le monde".

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