fin de l'instruction du volet abus de faiblesse dans l’affaire bettencourt
fin de l'instruction du volet abus de faiblesse dans l’affaire bettencourt © reuters

Sept personnes mises en examen, dont Nicolas Sarkozy et Eric Woerth, réclamaient une suspension de l'enquête des trois juges bordelais. Ils estiment qu'elle est partiale et entachée d'irrégularités. La Cour de cassation a rejeté leur demande.

Selon la Cour, l'instruction de l'affaire Bettencourt peut se poursuivre normalement et à Bordeaux. Elle estime que les trois juges bordelais restent parfaitement à même de superviser l'enquête... pour l'instant. Elle répondait à la demande de sept personnes mises en examen dans le dossier, dont Nicolas Sarkozy et l'ex-ministre Eric Woerth.

La majorité des mis en examen demandaient l'arrêt des investigations, dans l'attente de l'examen le 18 juin de leur requête en suspicion légitime contre les trois juges bordelais, et de leur demande de dépaysement du dossier..

"Pas un scandale"

Cette contre-attaque de la défense est intervenue après des révélations selon lequelles Sophie Gromb, l'un des médecins qui avait procédé à l'expertise de l'héritière de l'Oréal, était témoin au mariage du juge Jean-Michel Gentil.

Le parquet général a estimé lors de l'audience que les faits dénoncés par la défense ne constituaient pas un scandale tel qu'ils justifient l'interruption de l'instruction.

Sophie Gromb est l'un des cinq experts ayant rédigé l'expertise de mai 2011 concluant à l'état de faiblesse de Liliane Bettencourt depuis septembre 2006.

La requête en suspicion légitime a été déposée à la demande de Nicolas Sarkozy, d'Eric Woerth, du photographe Francois-Marie Banier, de l'homme d'affaires Stéphane Courbit et de Patrice de Maistre, le gérant de fortune de Liliane Bettencourt, notamment.

La procédure étudiée demain

Les recours déposés contre la régularité de la procédure dans le volet de l'affaire Bettencourt doivent être examinés ce jeudi à Bordeaux. Mais les avocats de la défense voudraient voir l'audience reportée.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux avait déjà reporté l'audience le 25 avril sur une demande du parquet général à laquelle la défense s'était associée.

Sarkozy Bettencourt
Sarkozy Bettencourt © Radio France
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