64 demandes d'indemnisation validées pour le mediator
64 demandes d'indemnisation validées pour le mediator © reuters

Après les accusations contre le laboratoire Servier, c’est au tour de l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) d’être mise en examen dans l’affaire du Médiator, médicament qui aurait fait entre 500 et 2000 morts.

L’ANSM a été mise en examen en tant que personne morale pour « homicides et blessures involontaires ». L’agence du médicament est soupçonnée de « fautes de négligences commises entre 1995 et 2009 »

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Ce coupe-faim, présenté comme antidiabétique et distribué par les laboratoires Servier, aurait fait de 500 à 2.000 morts entre 1976 et 2009.

Dans un communiqué, l’ANSM affirme qu’elle apportera :

Sa pleine et entière contribution à la justice afin que puisse être établie toute la vérité à laquelle les victimes, leurs familles et les usagers ont droit. Un dispositif renforcé de prévention et de gestion des conflits d'intérêts est mis en place, posant une exigence nouvelle de transparence des liens d'intérêts des acteurs des décisions de santé.

En février, deux anciens salariés de l'ANSM soupçonnés d'avoir perçu des rétributions des laboratoires Servier avaient été mis en examen dans l'enquête. Le président-fondateur des laboratoires Servier ainsi que six entités juridiques de son groupe ont été mis en examen en décembre dernier pour "homicides et blessures involontaires" dans le cadre de cette affaire.

Jacques Servier, âgé de 91 ans, était déjà poursuivi depuis septembre 2011 pour "tromperie sur la qualité substantielle d'un produit, escroquerie et obtention indue d'autorisation", et ses sociétés pour les deux derniers chefs.

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