L'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet comparait pour "violences et outrage sur personne chargée d'une mission de service public". Deux versions des faits s'opposent.

Vincent Debraize comparait pour avoir agressé NKM en juin dernier
Vincent Debraize comparait pour avoir agressé NKM en juin dernier © AFP / AFP

Que s'est-il passé le 15 juin dernier sur le marché de la Place Monge à Paris ? Le tribunal de Paris se penche ce mardi après-midi sur l'agression dont Nathalie Kosciusko Morizet dit avoir été victime, en pleine campagne pour le second tour des législatives.

Alors qu'elle distribuait des tracts sur le marché, un homme visiblement énervé l'a prise à partie, lui a balancé un paquet de tracts à la figure. NKM est tombée au sol, est restée quelques minutes sans connaissance avant d'être hospitalisée pendant 36 heures. Mais a-t-elle été frappée? Sur le banc des prévenus tout à l'heure : Vincent Debraize, le maire de Champignolles, une petite commune de Normandie, il se défend d'avoir frappé la candidate Les Républicains.

Il explique lui avoir lancé "bobo de droite" là où des témoins ont pourtant entendu "bobo de merde". « Elle revient vers moi » poursuit-il « et, baissant la voix, me dit ‘dégage connard’. Avec les tracts dans ma main droite, je les jette au sol et là : pouf ! Elle tombe".

Il n’y a eu à aucun moment de ma part de coup porté à Madame Kosciusko Morizet.

Rien à voir avec les souvenirs de NKM que résume son avocat Jean-Yves Dupeux. "Ce n'est pas crédible et de toutes façons, c’est démenti par les témoins et par les photos. Il lui donne un coup avec plusieurs tracts réunis, ça peut faire mal. Et heureusement qu’elle n’est pas tombée sur un coin de trottoir, ça aurait pu être très grave comme blessures".

Nathalie Kosciusko Morizet a perdu connaissance pendant plusieurs minutes avant d’être prise en charge par les secours. Elle est sortie sans séquelles après 36 heures d’hospitalisation. Vincent Debraize, lui, a pris la fuite. Il a ensuite giflé l'un des soutiens de la candidate qui tentait de le rattraper. Aujourd'hui, il risque jusqu'à trois ans de prison et 45 000 € d'amende.

Nathalie Kosciusko-Morizet sera présente à l'audience pour expliquer le déroulement des faits selon son avocat Jean-Yves Dupeux

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