Le sort de cette oeuvre, très attendue, son 51e album, est suspendu à la décision que rendra, ce vendredi après midi, le tribunal de Nanterre, saisi en référé.

David et Laura demandent de pouvoir écouter l'album posthume de leur père, avant sa commercialisation.
David et Laura demandent de pouvoir écouter l'album posthume de leur père, avant sa commercialisation. © Maxppp / Arnaud Journois

David et Laura, ses enfants aînés, contestent le testament de leur père, et demandent un gel de tous ses avoirs en attendant que la justice tranche sur le fond. Ils demandent également, donc, de pouvoir écouter l'album posthume de leur père, avant sa commercialisation. Un "droit de regard" que leur refuse la maison de disques Warner.

Au-delà de l'impatience des fans, de très gros sommes sont en jeu. Le dernier album de Johnny Hallyday, De l'amour, sorti en 2015, s'était vendu à plus de 300 000 exemplaires. Cette oeuvre posthume, annoncée comme très rock, atteindra sans doute le million d'exemplaires. La Warner a investi plusieurs centaines de milliers d'euros dans les enregistrements. 

Les avocats de David et Laura l'assurent : il ne s'agit en aucun cas d'empêcher la sortie de l'album. Mais de l'écouter, pour s'assurer que l'interprétation de leur père n'a pas été "dénaturée" par le mixage. Car le chanteur n'a validé, 15 jours avant sa mort, que les maquettes de 10 chansons. L'album a ensuite été mixé sous la direction de Maxime Nucci, qui avait produit, déjà, ses trois disques précédents. 

Selon la Warner, tout a été fait en respectant les désirs du chanteur : la question du droit moral de ses héritiers ne se poserait donc pas. "Nous sommes les otages d'un conflit qui nous dépasse" avait regretté l'avocat de la maison de disques. 

Si le tribunal donne raison à David et Laura, il faudra encore patienter pour écouter Je ne suis qu'un homme, Un enfant du siècle, ou encore Pardonnez moi, quelques unes des chansons de l’ultime album de Johnny.

Décision attendue à 15H ce vendredi après midi

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.