Georges Tron, ancien secrétaire d'État et actuel maire de Draveil (Essonne), a été acquitté des accusations de viols et d'agressions sexuelles jeudi par la Cour d'assises de Seine-Saint-Denis.

Georges Tron, ancien secrétaire d'État, à Bobigny lors des derniers jours de son procès devant la Cour d'assises de Seine-Saint-Denis.
Georges Tron, ancien secrétaire d'État, à Bobigny lors des derniers jours de son procès devant la Cour d'assises de Seine-Saint-Denis. © Maxppp /

L'ancien secrétaire d'État et actuel maire de Draveil, Georges Tron, 61 ans, a été acquitté jeudi de toutes les accusations de viols et d'agressions sexuelles sur deux anciennes employées municipales, lors de son procès devant les assises de Seine-Saint-Denis. Son ancienne adjointe Brigitte Gruel est également acquittée. Mercredi, l'avocat général avait requis six ans de prison ferme Georges Tron. Quatre ans de prison avaient été réclamés contre Brigitte Gruel. 

Le doute a profité aux accusés 

Durant tout le procès, Georges de Tron a toujours clamé son innocence. Le doute a finalement profité aux deux accusés : la cour a reconnu le "contexte hyper sexualisé qui régnait à la mairie de Draveil" et assuré que les scènes décrites par les plaignantes - et niées par les accusés - "étaient avérées", mais n'a pas jugé avoir assez de preuves de non-consentement des plaignantes pour condamner Georges Tron et son ex-adjointe.  

Selon le verdict, il n’y a donc eu "ni menace ni violence ni surprise", les deux plaignantes n’ont donc pas été contraintes à ces relations sexuelles. Les neuf magistrats et jurés ont estimé qu’Éva Loubrieu avait porté plainte "dans une logique de vengeance après son licenciement". Et que Virginie Ettel avait menti plusieurs fois, notamment en s’inventant un faux cancer.

Satisfaction de la défense

Le verdict justement a été accueilli par des quelques applaudissement de la part des soutiens de Georges Tron alors que l'une des deux plaignantes, Virginie Faux, a fait un malaise, bouleversée par l'acquittement de l'ancien secrétaire d'État.

"C'est l'illustration une fois encore que la justice n'est pas la justice médiatique où Georges Tron a été condamné dans des conditions inadmissibles durant sept ans, privé de la possibilité de poursuivre sa carrière et moqué. Nous espérons que c'est une page qui se tourne pour lui", a déclaré à la presse l'avocat de Georges Tron, Éric Dupond-Moretti estimant que ce verdict était une "victoire de la justice". L'affaire était survenue en mai 2011, Georges Tron avait à l'époque démissionné de ses fonctions au gouvernement, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. 

La justice n'est pas la justice médiatique (...) Nous espérons que c'est une page qui se tourne pour lui. 

Les deux employées, Éva Loubrieu et Virginie Faux, ont toujours expliqué que le maire de Draveil et son ex-adjointe s'étaient adonnés sur elles à des attouchements et des jeux sexuels sous prétexte de massages thérapeutiques des pieds, puis a des pressions pour les contraindre à ces jeux et à garder le silence. Malgré tout, 

"La déception est grande, beaucoup d'amertume. Le combat que je mène depuis des années, je tiens à dire que je ne lâcherai pas", a réagi très émue Éva Loubrieu. "Je ne lâcherai rien, ni hier, ni aujourd'hui, ni demain". Le ministère public a dix jours pour faire appel. 

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