Guy Orsoni, fils de l’ancien président du club de football d’Ajaccio et ex-leader nationaliste Alain Orsoni a été mis en examen jeudi soir à Marseille et écroué pour association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, après avoir été lui-même victime d'une tentative d'homicide en septembre.

La police scientifique procédait aux constatations le 13 septembre à Ajaccio, dernier après la tentative de meurtre dont avait été victime Guy Orsoni
La police scientifique procédait aux constatations le 13 septembre à Ajaccio, dernier après la tentative de meurtre dont avait été victime Guy Orsoni © Radio France / Pascal POCHARD-CASABIANCA

Ce jeudi soir, Guy Orsoni a été mis en examen et écroué, selon le parquet de Marseille, pour association de malfaiteurs en vue de commettre un crime. Le fils de l'ancien président du club de football d'Ajaccio et ex-leader nationaliste Alain Orsoni avait été interpellé sur les hauteurs d’Ajaccio avec un complice il y a tout juste une semaine, armés notamment d’un fusil de tir à longue distance. Un flagrant délit spectaculaire à la suite d’une surveillance policière à très haut risque. 

Plusieurs jours de filature

Ils les filochaient depuis plusieurs jours, comme disent les policiers, avec des voitures écran, des paravents. Vendredi dernier vers 16 heures, une vingtaine d’agents de la police judiciaire coincent Guy Orsoni et son complice Antoine Moretti sur les hauteurs d’Ajaccio. Les deux hommes circulaient sur une moto volée, tous les deux en treillis, avec des sacs à dos et des sacs de couchage. Les deux hommes tentent d’abord de s’enfuir par un sentier. 

Orsoni se blesse à un pied et se fait rapidement interpeller. Moretti, lui, finit par prendre un coup de crosse sur le crâne qui nécessitera 9 points de suture selon nos confrères de France 3 Corse. Mais à aucun moment les deux hommes n’ont pu sortir leur arsenal, plusieurs revolvers et surtout un Steir 460, un fusil de tireur d’élite avec son trépied et ses balles de 50 mm qui peuvent percer des blindages et tuer quelqu’un à plusieurs kilomètres. 

Tentative de vengeance ?

Les filatures ont commencé au lendemain d’une énorme fusillade en plein cœur d’Ajaccio mi-septembre qui a failli coûter la vie à Guy Orsoni, sauvé par son 4X4 Mercedes blindé. Les enquêteurs étaient persuadés que l’homme âgé de 34 ans chercherait à se venger. Il aurait ciblé l’un des chefs de la bande dite du « petit bar » dont plusieurs membres ont été accusés des meurtres de proches de son père Alain Orsoni, dont l’avocat Antoine Sollacaro, assassiné en Octobre 2012 .

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