Le haut fonctionnaire du Sénat a été mis en examen jeudi pour "trahison" et placé sous contrôle judiciaire, avec notamment interdiction de quitter le territoire, interdiction de contacts et d'exercer sa profession. Son avocat conteste les charges contre son client, accusé d'avoir informé la Corée du Nord.

L'avocat de Benoît Quennedey conteste la mise en examen de son client
L'avocat de Benoît Quennedey conteste la mise en examen de son client © AFP

Après quatre jours de garde à vue dans les locaux de la DGSI, à Levallois-Perret, Benoît Quennedey a été mis en examen jeudi soir pour "trahison par recueil et livraison d'informations à une puissance étrangère", et "intelligence avec une puissance étrangère", en l'occurence, la Corée du Nord. 

Une mise en examen contestée par son avocat Maître Florian Lastelle, qui s'exprime pour la première fois au micro de Sophie Parmentier : "Monsieur Quennedey n'a trahi ni la France ni personne. C’est un homme qui aujourd'hui clame son innocence et sa mise en examen va être contestée fermement. Et nous aurons tous les moyens de prouver son innocence. Il est extrêmement grave de constater que ses parents ont été mis au courant de sa mise en examen avant même que M. Quennedey ne passe devant le juge d’instruction. Ce sont des faits extrêmement graves."

L'avocat de Benoît Quennedey met également en cause le comportement des médias vis-à-vis de son client : "Nous allons lancer des plaintes pour violation du secret et assigner les médias qui se sont mal comportés en diffusant son nom et sa photo et en violant sa présomption d’innocence de façon absolument scandaleuse. C’est un homme respectable qui n’a rien à se reprocher. Il est innocent." 

Benoît Quennedey, énarque de 42 ans, administrateur au Sénat, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction de travailler, de contacter certaines personnes et de quitter le territoire.

Sous surveillance depuis plusieurs mois par les policiers du renseignement, ce haut fonctionnaire du Sénat, est suspendu de ses fonctions depuis mardi. Il est soupçonné d'avoir transmis des informations sensibles à la dictature dirigée par Kim Jong-un.

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