Il est le seul avocat parmi les dix prévenus du dossier. Celui qui, en toute logique, maîtrise le mieux les codes et les subtilités de l’audience devant un tribunal correctionnel.

Les cordonniers sont les plus mal chaussés dit-on. Au regard des trois heures que Me Pascal Wilhelm vient de passer à la barre, on n’est pas loin de se dire que le proverbe a du vrai.

Certes il multiplie les formules de politesse, les courbettes, les « veuillez m’excuser », les « bien entendu monsieur le président », les « je voudrais vous dire oui à tout, mais ce n’est pas possible ». Tout cela semble glisser le long des larges manches de Denis Roucou et son assesseure. Car Pascal Wilhelm a tendance à s’élancer dans de longues explications sans pour autant atteindre le cœur du problème. D’ailleurs, voilà l’assesseure qui s’agace : « je vais être obligée d’être plus directive parce que vous ne répondez pas clairement à des questions précises ».

Petite taille, grands moulinets avec les bras, mouvement de balancier, Pascal Wilhelm continue à se défendre pied à pied, assume l’investissement dans la société de son client Stéphane Courbit. Mais il fait face à une assesseure, plongée dans le dossier : « ce n’est pas ce que vous avez écrit ».

Celui qui a été l’avocat de Patrice de Maistre, Stéphane Courbit et Liliane Bettencourt se relance. Il maintient, puis finit par lâcher : « même si mes courriers peuvent donner le sentiment contraire ».

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