Julie Bonnemaison par Thomas Mélandre
Julie Bonnemaison par Thomas Mélandre © Esba TALM - Angers

C’est un petit bout de femme, perchée sur des talons noirs. Elle arrive d’un pas décidé, presque estivale dans sa petite robe blanche. Le ton est déterminé et on sent dans sa voix toute la force qu’il lui a fallu trouver pour continuer à tracer sa route. Elle c’est Julie Bonnemaison, 45 ans, médecin anesthésiste-réanimateur et … épouse de Nicolas Bonnemaison.

Claire, nette et sans ambages, elle revient sur la carrière de son mari. A l’écoute des patients, des internes. Très apprécié, ne comptant pas ses heures. Extrêmement carré, extrêmement rigoureux. Julie Bonnemaison ne tarit pas d’éloge sur le médecin de neuf ans son aîné. A peine quelques sanglots dans la voix lorsqu’elle évoque la liaison extraconjugale qu’il a entretenu avec une cadre de santé de l’hôpital : « c’est difficile pour moi. Je ne prends aucune décision radicale à cette période-là et en même temps, je suis incapable de le quitter, je l’aime. » D’ailleurs elle reste, écrit un courrier au mari de sa rivale. Puis, la famille Bonnemaison qui compte deux filles se reforme.

« Jusqu’à ce matin du 15 août. Il a été mis en garde à vue 48 heures. On devait partir en vacances deux jours après. Depuis, il s’est passé beaucoup de choses, il a fallu qu’on quitte notre maison en 48 heures. Pour ne pas qu’il soit placé en détention provisoire, il fallait qu’on s’installe loin. Alors on est allés chez mes parents en Auvergne. »

Les épaules de Julie Bonnemaison s’affaissent : « j’ai le sentiment d’un immense mur infranchissable. » La mère de famille sanglote. Puis se reprend très vite : « mais on est là et on continue de se battre, d’y croire. »

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Nicolas Bonnemaison et ses avocats par Rémi Pierre
Nicolas Bonnemaison et ses avocats par Rémi Pierre © Esba TALM - Angers
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