bernard tapie dénonce les fantasmes sur un arbitrage "bidon"
bernard tapie dénonce les fantasmes sur un arbitrage "bidon" © reuters

C'est Pierre Moscovici qui l'annonce : l'État va se porter partie civile dans l'affaire Tapie. Le ministre de l'Économie veut "représenter le contribuable" pour vérifier que l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie a été juste.

Pierre Moscovici rappelle que le Consortium de réalisation (CDR) et l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR) ont déjà reçu des instructions pour se porter partie civile, mais que "l'Etat va le faire à son tour". "Il s'agit bien de représenter l'Etat, de représenter le contribuable, de représenter le citoyen dès lors que des éléments nouveaux sont intervenus".

C'est Christine Lagarde qui avait choisi la voie de l'arbitrage dans le litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. Les trois juges du tribunal arbitral avaient choisi d'octroyer à l'homme d'affaires plus de 400 millions d'euros. L'un d'entre eux, Pierre Estoup, 86 ans, a depuis été mis en examen pour "escroquerie en bande organisée".

Les acteurs dans l'affaire Tapie/Adidas
Les acteurs dans l'affaire Tapie/Adidas © Radio France

Nouvelles gardes à vue

Stéphane Richard, patron d'Orange et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, a lui été placé, dans la matinée, en garde à vue dans l'affaire de l'arbitrage favorable à Bernard Tapie, tout comme Jean-François Rocchi, l'ex-président du Consortium de réalisation.

Les deux hommes ont joué un rôle dans cet arbitrage, qui a mis fin au contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais.

Le premier en tant que directeur de cabinet de Christine Lagarde, alors ministre de l'Économie, à l'initiative de l'arbitrage privé. Le second en tant que président du CDR, l'organisme chargé de solder le passif de la banque.

Les précisions de Sara Ghibaudo.

L'affaire Tapie en quelques dates clés

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