Catherine Vautrin
Catherine Vautrin © MaxPPP / Isore/ Morin IP3 press

Catherine Vautrin est soupçonnée d'abus de confiance. C'est la première mise en examen dans l'affaire des pénalités infligées à Nicolas Sarkozy pour des excès financiers dans sa campagne de 2012. Les pénalités ont été réglées par l'UMP, via le Sarkothon.

Catherine Vautrin aurait notamment ordonné à l'automne 2013 deux virements, de quelque 363.000 euros et de 153.000 euros, correspondant au dépassement du plafond de campagne et au remboursement du forfait accordé à chaque candidat. Le Conseil constitutionnel avait invalidé l'été précédent les comptes de Nicolas Sarkozy, une première pour un ancien chef de l'Etat.

A l'annonce de cette mise en examen, l'avocat de Catherine Vautrin a immédiatement réagi :

Certaine de n'avoir commis aucun acte délictueux ni préjudiciable à quiconque, Catherine Vautrin est sereine et exercera l'ensemble de ses droits pour voir confirmer son innocence.

[...]

Conformément au statut de l'UMP, le bureau politique avait donné mandat à Catherine Vautrin de veiller en qualité de trésorière nationale à l'exécution de cette décision (du Conseil constitutionnel) : remboursement de l'emprunt d'un montant de 10,563 millions d'euros et versement au Trésor public des deux sommes de 153.000 et de 363.615 euros.

Catherine Vautrin, proche de Jean-François Copé, avait pris ses fonctions de trésorière nationale en décembre 2012, et avait gardé son poste jusqu'en juin dernier. Par ailleurs, une autre cadre de l'UMP, Fabienne Liadzé, ancienne directrice des ressources du parti, a été placée sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre simple témoin et mis en examen.

La campagne de 2012 est l'objet d'une autre enquête judiciaire, l'affaire Bygmalion. Dans ce dossier, sept personnes ont été mises en examen, dont un proche de Nicolas Sarkozy, Éric Cesari, son ancien relais à l'UMP.

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