Hommage à Clément Méric
Hommage à Clément Méric © Max PPP / Max PPP

Le groupuscule d'extrême droite Troisième Voie et son service d'ordre, les JNR, sont dissous par leur leader, Serge Ayoub. Ils étaient menacés d'interdiction par le gouvernement après la mort de Clément Méric dans une altercation avec de jeunes skinheads, membres des groupes.

Serge Ayoub a ainsi déclaré:

Je l'ai dissous pour l'honneur de ne pas se faire dissoudre par d'autres, je ne joue pas le jeu du gouvernement, à attendre à sa merci. Ces tartufferies, c'est fini.

Serge Ayoub va-t-il créer un nouveau groupe? Reportage d'Annaïg Haute

Serge Ayoub a néanmoins précisé qu'il déposerait un recours devant le Conseil d'Etat pour excès de pouvoir. Un autre groupuscule, L'oeuvre française, proche des Jeunesses nationalistes, est également visé par la procédure de dissolution.

Les derniers événements

25 juin 2013

  • Seuls les pieds apparaissent sur la vidéo polémique : selon un responsable de la police judiciaire cité par Libération.fr, la caméra "ne montre que vingt centimètres au-dessus du sol, c'est-à-dire les jambes des personnes" et les enquêteurs n'ont donc pu voir que "des échanges de coups de pieds". La PJ ne comprendrait donc pas comment on peut laisser entendre que Méric déclencherait l'agression : "Qu'est-ce que cela changerait si Méric assénait un coup dans le dos à Morillo au cours de la bagarre ? Les échanges de coups ne sont niés par personne, ni côté extrême gauche ni côté extrême droite".
Metro - RATP
Metro - RATP © Max PPP / Max PPP
  • Une vidéo contredit l'hypothèque d'un lynchage : sur une vidéo de caméra de surveillance de la RATP, située au niveau de la station Havre-Caumartin, on verrait ainsi Clément Méric frapper à l'arrière Esteban, mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Celui-ci ce retourne et donne le coup fatal au jeune militant antifasciste. La vidéo ne permet, en revanche, pas de voir si Esteban était armé d'un poing américain.

8 juin 2013

  • Nouvelles manifestations d'hommage : selon la police, environ 4.000 personnes ont défilé entre Bastille et la place Gambetta, à Paris. A Toulouse, 1500 personnes selon les organisateurs, 800 selon la police, ont également défilé, sous très haute protection policière.
Policier et menottes
Policier et menottes © Reuters
  • Mise en examen du principal suspect: Esteban a été mis en examen et incarcéré pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Ce sympathisant du mouvement d'extrême droite Troisième Voie, âgé de 20 ans, avait été présenté à des juges, après son déferrement au parquet. > Ecoutez le portrait d'Esteban par Elodie Guégen Trois autres hommes de 19, 23 et 25 ans ont été mis en examen pour violences volontaires en réunion et une femme de 32 ans pour complicité de violences en réunion.

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