Jean-Louis Fiamenghi, ancien policier et chef du Raid revient dans son livre "Dans le secret de l'action" sur l'affaire Mesrine et la traque du célèbre criminel.

Jacques Mesrine, 2 octobre 1979
Jacques Mesrine, 2 octobre 1979 © BEP/T. BESNIER/LE PARISIEN

Celui que l'on surnommait "Fiam" était dans le camion de trois tonnes bâché de la police qui traquait Jacques Mesrine le 2 novembre 1979. C'est de là que sont partisles coups de feu qui ont tué Mesrine qui était armé, au volant d'une voiture.

Ce sera lui ou moi . Lui ou nous. L'index de ma main droite (...) glisse vers la détente. Je la presse. Sans aucune hésitation, raconte Jean-Louis Fiamenghi

Jusqu'à présent, les identités des policiers qui se trouvaient dans le camion bâché n'avaient pas été divulguées . C'est ce que souhaitait celui qui était à leur tête, Rober Broussard. Et qui aura résisté malgré la douzaine de juges saisis pour tenter d'obtenir leurs noms. La hiérarchie a ainsi préservé la carrière de ses policiers, selon "Fiam".

►►►Le récit de la traque de Jacques Mesrine à revoir sur le site de l'INA

Une balle en pleine tête

Dans son livre, Jean-Louis Fiamenghi raconte que lui seul possédait un 9mm, calibre de la balle qui a atteint Jacques Mesrine en pleine tête.

Pour l'ancien patron du Raid, celui qui étaitl'ennemi public numéro 1 dans les années 1970 a été tué "en état de légitime défense ", dans le cadre d'une "affaire de banditisme"et non une "affaire d'État".

La thèse policière a étécontestée par la famille de Mesrine qui avait saisi la justice à de nombreuses reprises. Mais les juges donneront raison aux policiers.

Aujourd'hui, Jean-Louis Fiamenghi est à la retraite, conseiller sécurité de Véolia, il a fini sa carrière comme préfet après être notamment passé par la Brigade de recherche et d'intervention et le Service de protection des hautes personnalités.

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