« Pourquoi vous dites n’importe quoi ? ». Pour la première fois depuis le début du procès, le président Gabriel Steffanus perd son calme. Il vient d’interroger Henri Leclaire pendant une dizaine de minutes. Son enfance, ses différents employeurs … tout est passé au crible. On croirait l’interrogatoire d’un accusé.

D’ailleurs, Henri Leclaire ne s’y trompe pas. Il s’empêtre dans ses déclarations, explique que le jour des meurtres il est parti à la campagne – ce qu’il n’avait jamais dit en 27 ans de procédure -, prétend ensuite ne pas être sorti ce jour là.

« Le petit Alexandre vous le connaissiez », insiste alors le président. « Non, je ne le connaissais pas » « Vous avez toujours dit que vous le connaissiez ».

Il paraît que les innocents se défendent toujours très mal. Quoi qu’il en soit, Henri Leclaire a bien du mal à convaincre devant cette cour d’assises.

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