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auch © MaxPPP / PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI

Dans la nuit de samedi à dimanche, un incendie a lourdement endommagé la mosquée d’Auch, commune de 20 000 habitants dans le Gers. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du sinistre. Le procureur Pierre Aurignac évoque un acte criminel.

Le feu qui s'est déclaré vers 03h30 du matin dimanche, dans la mosquée d’Auch, serait un "acte volontaire". C’est en tout cas qu’à déclaré Pierre Aurignac, procureur de la République d'Auch. "Nous pouvons affirmer en l'état de l'enquête que c'est un acte volontaire réfléchi à l'origine de l'incendie de la mosquée d'Auch", a-t-il déclaré, précisant s'être rendu sur les lieux dans l'après-midi pour être informé des premiers éléments de l'expertise en cours.

"Le ou les auteurs ont visiblement utilisé un accélérant de type hydrocarbure pour accélérer le départ de l'incendie par le toit de l'édifice ", a ajouté le procureur." Ceci explique l'étendue des dégâts occasionnés", a-t-il souligné. Le procureur a promis de mettre "les moyens les plus importants au service de l'enquête". Les commissariats d'Auch et de Toulouse sont co-saisis de la suite l'investigation.

Dimanche, le toit s'était effondré et la petite mosquée située en centre ville est détruite à 70%. Des travaux liés à l'agrandissement du lieu de culte étaient en cours et le feu a pris à proximité de cette zone, dans une salle menant à la salle de prière, a ajouté Pierre Aurignac. Aucun blessé n’était à déplorer, le lieu était vide au moment des faits.

Une plainte déposée contre X

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mosquée © MaxPPP / PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

L'incendie de dimanche a provoqué plusieurs réactions, dont celle de l'association cultuelle chargée de gérer la mosquée. Estimant qu’il s'agit probablement d'"un acte d'origine criminelle", les membres de l’association ont déposé plainte contre X.

Le président PS de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, avait quant à lui déclaré que "s'il se confirme que son origine est volontaire et donc criminelle, nous devons dire très fortement, toutes et tous, que de tels actes irresponsables sont non seulement inadmissibles mais portent atteinte au vivre ensemble qui doit constituer l'un des piliers de notre démocratie".

En janvier, la mosquée avait déjà été visée il y a quelques mois par des inconnus qui avaient jeté des lardons par dessus son portail , a rappelé le procureur, qualifiant l'acte de "blague de potaches". L'Observatoire national contre l'islamophobie a constaté une "explosion" des actions et menaces antimusulmans (+281%) au 1er semestre 2015 par rapport à la même période de l'année dernière.

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