Ukraine prorusses
Ukraine prorusses © MaxPPP / William Roguelon

Les services secrets ukrainiens affirment avoir arrêté il y a quinze jours un Français qui projetait de commettre des attentats à l’occasion de l’Euro. La France ne confirme pas la piste terroriste.

125 kg de TNT, deux lance-roquettes antichar, cinq fusils d'assaut Kalachnikov et plus de 5 000 munitions : un Français de 25 ans a été arrêté il y a deux semaines en Ukraine en possession d’un véritable arsenal , avec pour projet de commettre un ou plusieurs attentats sur le sol français.

C’est en tout cas ce qu’ont révélé ce lundi les services secrets ukrainiens (SBU). Selon eux, l’homme arrêté, inconnu des services de police, voulait s’en prendre à une mosquée, une synagogue et des centres d'impôts, avant et pendant l'Euro 2016. Il entendait ainsi marquer son opposition à "la politique de son gouvernement concernant l'arrivée massive d'étrangers en France, la diffusion de l'islam et la mondialisation".

Un tee-shirt siglé d'un groupe d'extrême droite a été saisi lors d'une perquisition à son domicile dans la Meuse, selon une source policière française citée par l’AFP.

La France ne confirme pas la piste terroriste

Arrivé en Ukraine en décembre 2015 en se faisant passer pour un bénévole, il a pris contact avec des unités militaires dans l'est du pays , en proie à un conflit entre forces ukrainiennes et séparatistes prorusses, afin d'acquérir des armes et des explosifs.

En France, une enquête a été ouverte et confiée à l'Office Central de Lutte contre la Criminalité Organisée (OCLCO) et au Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) de Nancy. Les enquêteurs français n'ont toutefois "rien pour confirmer ou infirmerune éventuelle piste terroriste" et vont demander "des compléments d'informations" aux Ukrainiens, selon une source policière citée par l’AFP.

90 000 personnes mobilisées pour assurer la sécurité de l’Euro

Le président François Hollande a admis dimanche sur France Inter l'existence d'une menace d'attentat lors de la compétition, tout en promettant de "prendre toutes les garanties pour que cet Euro 2016 soit réussi".

Le chef de l’état a en outre prévenu, que la "menace vaut, hélas, pour un temps qui sera long", justifiant la mobilisation de 90 000 personnes "pour que la sécurité [de l'Euro] soit garantie".

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