Des visas à 80 euros, des extraits de naissance à 30, des attestations d’assurance à 200: tels étaient les tarifs de cette « coopérative » de faussaires démantelée en début de semaine par les policiers de l’OCRIEST, l’Office Centrale de Répression de l’Immigration Irrégulière et de l’Emploi d’Etrangers Sans Titre.

Page de passeport
Page de passeport © CC LLudo

Au sous-sol d’un pavillon de Seine Saint Denis, les policiers ont découvert –outre des passeports en plein séchage- des ordinateurs, des presses, des plastifieuses, des clés USB contenant des matrices de documents administratifs.

Les faussaires, qui soit fabriquaient complètement les faux documents, soit en trafiquaient de véritables, travaillaient en coopérative.

Dès que l’organisateur principal de cette filière se retrouvait débordé par les demandes, il renvoyait ses clients vers d’autres « prestataires », des collègues faussaires congolais comme lui.

Les papiers bidons (passeports, extraits d’actes de naissance, justificatifs de domicile, fiches de paie, avis d’imposition, attestations d’assurance…) servaient essentiellement de pièces justificatives pour obtenir des crédits à la consommation ou des demandes d’asile…Le "chiffre d'affaire" de cette officine n'est pour l'instant pas connu.

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