Le quotidien assure que le renseignement extérieur français a effectué des écoutes téléphoniques et surveillé les mails de Thierry Solère. A l’époque, l’actuel député Les Républicains était candidat dissident UMP contre Claude Guéant dans les Hauts-de-Seine alors que ce même Claude Guéant était à la tête du ministère de l’Intérieur.

Découverte fortuite de ces écoutes

Ces écoutes avaient cessé avec la découverte fortuite de ces écoutes par la direction technique de la DGSE.

Par ailleurs, un haut responsable de la DGSE aurait fait une demande, finalement abandonnée, à un lieutenant-colonnel de « surveillance physique » de Solère.

Enfin, Thierry Solère affirme au Monde qu’une rencontre avait eu lieu Place Beauvau le 4 janvier 2012. Guéant et l’un de ses conseillers lui auraient fait comprendre que s’il se retirait, il pourrait y" trouver son compte".

Claude Guéant nie et demande une enquête

Thierry Solère avait remporté cette élection. Il est d’ailleurs toujours député de cette circonscription. Ce proche de Bruno Le Maire est par ailleurs chargé de l’organisation de la primaire à droite. Au début de l’année 2012, Solère avait été exclu de l’UMP pour cause de candidature dissidente. Il avait été réintégré à l’UMP en février 2013.

Claude Guéant nie tout comme le chef de la DGSE de l’époque. Thierry Solère qualifie ces informations de très graves si elles sont avérées. La DGSE est placée sous l’autorité du ministre de la Défense à l’époque Gérard Longuet, qui n’a pour le moment fait aucune déclaration.

Le Premier ministre de l’époque François Fillon a assuré ne rien savoir de cette affaire. De nombreux élus et hommes politiques ont par ailleurs réagi à cette information comme le Républicains Gérard Darmanin. Dans un communiqué, Guéant demande au ministère de la Défense de diligenter une enquête.

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