La réunion s'est ouverte vers 10h vendredi dans un grand hôtel de la capitale autrichienne
La réunion s'est ouverte vers 10h vendredi dans un grand hôtel de la capitale autrichienne © MaxPPP

Les principaux acteurs diplomatiques du dossier syrien, dont les deux grands rivaux iraniens et saoudiens, se sont retrouvés pour la première fois ce vendredi à Vienne pour discuter des possibilités de règlement politique du conflit qui fait rage depuis plus de quatre ans. Dans la soirée, l'Allemagne assurait que tous les participants étaient d'accord pour oeuvrer à la formation d'un gouvernement de transition en Syrie.

Alors que quarante personnes ont été tuées vendredi dans des tirs de roquettes du régime contre un marché à Douma, fief rebelle situé à l'est de Damas, les principaux acteurs diplomatiques parties au dossier syrien se retrouvent à Vienne pour un rendez-vous inédit pour évoquer les possibilités de règlement politique du conflit.

Les participants seraient favorables à la formation d'un gouvernement de transition

Le ministre allemand des Affaires étrangères a déclaré dans la soirée que de nouvelles discussions auront lieu dans deux semaines, probablement à Vienne, affirmant que tous les participants aux discussions étaient d’accord pour œuvrer à la formation d’un gouvernement de transition en Syrie au cours des mois à venir. Plus tard, les participants disaient rechercher un cessez-le-feu dans l’ensemble de la Syrie, et se sont accordés sur le maintien d’une Syrie unifiée. D’importantes divergences subsistent.

L’Iran, allié de Damas, présente autour de la table

Dans la matinée, aucun accord décisif sur l'avenir du régime de Bachar al-Assad n'était attendu mais la simple présence de protagonistes aux positions encore très divergentes était déjà perçue comme un progrès. Tournant diplomatique majeur dans la crise syrienne : l'Iran, allié du régime de Damas, participe aux discussions de Vienne, un signe supplémentaire du retour de Téhéran dans la communauté internationale quelques mois après la signature d'un accord sur son potentiel nucléaire. Un premier round de discussions la semaine dernière dans un palace viennois entre ministres des Affaires étrangères américain, russe, saoudien et turc, aux divergences marquées, a permis de conclure à la possibilité de discuter ensemble. Les quatre partenaires se sont de nouveau retrouvés jeudi soir.

Quid de l’avenir de Bachar al-Assad ?

Pour l'instant, il n'est pas question d'une participation du gouvernement syrien ou de son opposition. La principale pierre d'achoppement des discussions concerne l'avenir du régime de Bachar al-Assad. Washington, Paris, leurs alliés occidentaux et arabes veulent négocier un "calendrier précis" de départ du président syrien, avait affirmé cette semaine Laurent Fabius. La Russie, qui a lancé le 30 septembre une campagne de bombardements aériens en Syrie visant officiellement les groupes "terroristes", est accusée de pilonner les rebelles syriens pour renforcer Bachar al-Assad. Moscou et Téhéran insistent pour que le président syrien joue un rôle dans la transition politique en Syrie.

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