Le livreur à scooter est mort dimanche 5 janvier, deux jours après avoir fait un malaise cardiaque lors d'un contrôle policier à Paris. Les avocats de sa famille dénoncent une "bavure policière". Une enquête a été ouverte.

Rassemblement à Toulouse réclamant "justice" pour Cédric Chouviat.
Rassemblement à Toulouse réclamant "justice" pour Cédric Chouviat. © AFP / Alain Pitton

Les proches de Cédric Chouviat seront reçus mardi par le ministre de l'Intérieur selon les informations recueillies par France Inter. L'entretien est prévu à midi au ministère. L'épouse de Cédric Chouviat, son père, mais aussi deux de leurs enfants et leurs avocats, seront présents, selon l'avocat de la famille, qui a précisé que la famille s'exprimerait à l'issue de ce rendez-vous.

Ils espèrent faire la lumière sur une intervention policière controversée.

Chauffeur-livreur à scooter, âgé de 42 ans, Cédric Chouviat est mort le dimanche 5 janvier à l'hôpital. Il y avait été transporté dans un état critique deux jours plus tôt, victime d'un malaise cardiaque aux abords de la Tour Eiffel, à Paris, après avoir été plaqué au sol, casque sur la tête, par plusieurs policiers lors d'un contrôle tendu. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire. Le défenseur des droits s'est également saisi "d'office"

Sur l'une des vidéos filmées par des témoins de la scène et diffusée par les avocats de la famille, on voit le livreur à scooter, marcher nerveusement autour de plusieurs policiers qu'il est en train de filmer. Il semble contester son contrôle. Une seconde vidéo le montre allongé sur le ventre, retenu au sol sous le poids de trois policiers.

Plaquage ventral

D'après Arié Alimi, avocat de la famille, "deux témoins assurent que Cédric Chouviat a subi une clé d'étranglement". Mardi, au ministère de l'Intérieur, il compte bien réclamer du plaquage ventral, technique régulièrement contestée. 

Selon les premiers éléments de l'autopsie, le livreur a été victime d'une asphyxie avec "fracture du larynx". Les experts ont également relevé "un état antérieur cardiovasculaire" chez la victime.

Interrogé mercredi, en marge de vœux syndicaux, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a prévenu : "S'il est établi qu'une technique, quelle qu'elle soit, et je ne suis pas dans l'affirmative, peut générer la mort d'un homme, évidemment nous étudierons la question de suspendre cette technique".

Dans une conférence de presse, les avocats des quatre policiers impliqués dans l'interpellation ont insisté sur "l'agressivité" de la victime, décrivant une "rébellion" face aux forces de l'ordre.

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