Le gouvernement laisse entendre que les djihadistes arrêtés par les forces kurdes et irakiennes en Syrie doivent être jugés sur place et non rapatriés en France, comme certains d'entre eux l'ont demandé.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, estime que ces femmes djihadistes doivent être jugées en Syrie
Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, estime que ces femmes djihadistes doivent être jugées en Syrie © AFP / Benoît Tessier

Les femmes djihadistes françaises arrêtées dans le "Kurdistan syrien" seront "jugées là-bas" si les "institutions judiciaires sont en capacité d'assurer un procès équitable" avec des "droits de la défense respectés", a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

Parmi ces femmes, Emilie König, une bretonne de 30 ans, soupçonnée d'être l'une des recruteuses les plus influentes du groupe État Islamique. Elle est détenue par les forces kurdes, en Syrie, et demande à être rapatriée en France pour être jugée par les autorités françaises.

D’après l’AFP, qui cite une source proche du dossier, une trentaine de djihadistes français ont été arrêtés par les forces kurdes et les Irakiens. Concernant le cas des femmes et de leurs enfants, le président Emmanuel Macron a assuré en novembre dernier que leur sort serait examiné "au cas par cas".

Sur franceinfo, l’avocate d’une de ces femmes, Marie Dosé, estimait jeudi que c’était "à nous de les juger". "Toutes celles qui sont parties et qui sont françaises, c'est notre échec, notre histoire. Si l'on considère que, parce que ces personnes ont commis le pire, elles méritent le pire, on a perdu la guerre contre le terrorisme", a-t-elle expliqué.

Elle s'interroge sur le rapatriement "au cas par cas" des djihadistes, prôné par le président : "Le cas par cas, c'est le début de l'arbitraire. Sur quel critère ? Sur quel fondement ? Il va falloir nous fixer les choses clairement sur cette petite phrase lancée par Emmanuel Macron il y a plusieurs semaines mais qui n'a jamais été explicitée".

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