Le dossier a été régularisé depuis et n’est (presque) plus l’affaire du tribunal aujourd’hui. Mais l’île d’Arros, sa piste d’atterrissage, son gazon renouvelé à chaque visite des Bettencourt, ses 20 à 25 maisons, continuent de fasciner. Jusqu’au président du tribunal lui-même, semble-t-il.

Au point d’y consacrer plusieurs heures d’audience, alors que le seul Carlos Cassina Vejarano, gestionnaire de l’île, est renvoyé devant le tribunal pour des questions liées à l’archipel des Seychelles. Et Carlos Cassina Vejarano est absent.

Une absence déplorée par le président d’ailleurs. « Ce qui est regrettable, c’est qu’il soit malade plus que le fait qu’il ne soit pas là », recadre son avocate qui glisse à la suspension d’audience : « il regarde le même épisode d’Hercule Poirot depuis un an ».

Pas de Carlos Cassina Vejarano donc. Alors à la place, le tribunal prend Patrice de Maistre. L’ancien gestionnaire de fortune n’est pas impliqué dans l’affaire. Mais il est chargé de répondre aux questions. Sur le montage financier tout d’abord – l’île est achetée via une fondation au Lichtenstein puis artificiellement louée aux Bettencourt.

Alors Patrice de Maistre, enregistré à son insu par le majordome fait signer des lettres à Liliane Bettencourt : « ça c’est du cinéma, c’est pour le fisc français. C’est pour justifier l’augmentation de loyer, c’est tout. » Le reste, les 1,7 million de frais de fonctionnement de l’île, les 100 000 dollars de salaire annuel de son gestionnaire, tout cela est financé depuis la Suisse.

De toute façon, ponctue Patrice de Maistre, chez les Bettencourt, « on trempe dans une mare de comptes en Suisse. »

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