Loin d'être freinés par l'interdiction de survoler la capitale, plusieurs manipulateurs de drones ont de nouveau fait voler leurs engins dans la nuit de mardi à mercredi. Des signalements sont en cours de vérification.

Pour la première fois, la police a réussi à suivre l'un des engins, depuis la porte de Montreuil jusqu'à la porte de Vincennes. Le drone s'est alors posé et a été récupéré par un groupe de trois ou quatre hommes qui ont pris la fuite dans une voiture noire, d'après un témoin.

Le gouvernement promet de nouvelles dispositions juridiques et des sanctions

Depuis le 5 octobre, "60 survols de drones" ont été constatés au dessus de centrales nucléaires ou de la ville de Paris, a indiqué Bernard Cazeneuve hier, assurant que le gouvernement avait pris des mesures face à cette menace. Le ministre de l'Intérieur souhaite l'adoption de "nouvelles dispositions juridiques". Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "vol par aéronef en zone interdite", confiée à la section de recherches de la gendarmerie des transports aériens (GTA).

Le gouvernement se veut rassurant mais ferme. Stéphane Le Foll a promis sur France Info mercredi des sanctions contre les auteurs de survols de lieux sensibles. "Ces drones (...) peuvent aussi tomber, on ne sait pas où ils peuvent aller, qui manipule tout ça", a déclaré le porte-parole du gouvernement.

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