En 2012, la radicalisation en prison de Mohammed Mehra, le "tueur au scooter",  avait également été évoquée.
En 2012, la radicalisation en prison de Mohammed Mehra, le "tueur au scooter", avait également été évoquée. © PHOTOPQR/LE PARISIEN / ARNAUD JOURNOIS

Mieux faire connaître la réalité des prisons françaises : c'est l'objectif d'un amendement examiné par l'assemblée nationale, dans le cadre de la proposition de loi sur la modernisation de la presse. Il autorise les journalistes à accompagner les parlementaires lorsqu'ils vont à l'improviste visiter une maison d'arrêt, un centre de détention, ou un centre éducatif fermé.Depuis 2000, les sénateurs et députés ont en effet le droit de visiter les lieux de privation de liberté, sans annoncer leur venue à l'avance, mais ils ne peuvent s'y rendre que seuls.Il y a eu ainsi 122 visites de parlementaires dans des établissements pénitentiaires en 2012 (cela peut être plusieurs fois les mêmes députés).Autoriser les journalistes à les accompagner. C'est une idée qui est défendue depuis plusieurs années par Pierre Botton, le gendre de Michel Noir, qui avait purgé 2 ans de prison pour abus de bien sociaux, et très actif depuis sur la question des conditions de détention.

Objectif : faire entrer l'administration pénitentiaire dans l'ère de la transparence.

Actuellement, les reportages en prison sont très encadrés, et soumis à des autorisations souvent longues à obtenir. Pierre Botton a passé deux ans derrière les barreaux. Il milite avec son association les Prisons du coeur pour améliorer les conditions de détention.

Pour lui la transparence doit finir par s'imposer

C'est une question de citoyenneté pour le socialiste Dominique Raimbourg, co-auteur de l'amendement

Une fois le texte définitivement adopté, les conditions pratiques seront fixées par un décret. Pour déterminer combien de journalistes pourront accompagner les parlementaires, et s'ils auront l'autorisation d'enregistrer et de filmer.La disposition pourrait entrer en application en septembre 2015 (après vote au sénat et adoption définitive de la loi)

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