les anti-mariage gay défilent à paris
les anti-mariage gay défilent à paris © reuters

Le procès en appel de Nicolas, a eu lieu aujourd'hui. Il a vu sa peine de prison commuée en une simple amende de 3000 euros, dont 1500 euros avec sursis.Le tribunal l'a toutefois reconnu coupable de tous les délits pour lesquels il était poursuivi et qui lui avaient valu deux condamnations en première instance.

Cet étudiant à l'Institut catholique de Paris (ICP) avait été arrêté le 16 juin sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris après une manifestation et poursuivi pour rébellion, avait été condamné à quatre mois de prison, dont deux fermes, et immédiatement incarcéré. Son emprisonnement avait soulevé une vague d'indignation parmi les militants contre le mariage homosexuel.

Pour ce procès en appel, le procureur avait requis une peine de cinq mois de prison avec sursis et 1000 euros d'amende, précisant que si le tribunal entend prononcer une condamnation à de la prison ferme, que celle-ci ne dépasse pas la durée de la peine déjà effectuée.

Nicolas s'apprête donc à sortir de la prison de Fleury-Merogis où il a été incarcéré durant trois semaines.

Le résumé de l'audience, Jean-Philippe Deniau

Retrouvez l'audience en intégralité

Les faits

25 mai 2013: première condamnation avec sursis

L'étudiant de 22 ans est interpellé à l'issue d'une manifestation contre le mariage pour tous. Il est condamné à 200 euros d'amende avec sursis pour "entrave à la circulation". Il est, en revanche, relaxé du chef d'infraction principal de "participation à un attroupement après sommation de se disperser".

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19 juin 2013: l'incarcération

Interpellé une nouvelle fois après s'être enfuit devant les forces de l'ordre, Nicolas est condamné pour "rebellion", "fourniture d'indentité imaginaire" et "refus de se soumettre à un relevé d'empreintes".

Le parquet choisit de faire appel de la première condamnation. Nicolas décide de faire appel de la deuxième. Il comparaît donc, une troisième fois, devant la justice cet après-midi pour ces deux accusations. Sa demande de remise en liberté doit être également examinée par le tribunal.

Les détails avec Charlotte Piret

L'appel au calme

Face à la multiplication des manifestations de soutien à Nicolas, le qualifiant de "prisonnier politique", ses proches ainsi que les leaders du mouvement d'opposition au mariage homosexuel, ont lancé des appels au calme.

Le site de la Manif pour tous appelle "tous ses sympathisants à ne perturber en aucune manière le bon déroulé des débats".

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