Aurélie Grenon est l’une des quatre condamnées de l’affaire Outreau. Elle est la femme de ce « couple de voisin » qui ont participé aux jeux sexuels de Myriam Badaoui et Thierry Delay sur leurs enfants

Aurélie Grenon est alors en couple avec David Delplanque – le 4e condamné de l’affaire – de sept ans son aîné. Lui, a deux enfants d’une précédente union : Malvina et Corentin. Ils s’installent dans un immeuble de la tour du Renard, juste en face de l’appartement des Delay.

« A cette époque-là », raconte Aurélie Grenon à la barre : « je venais de sortir de chez mes parents. J’étais une gamine, j’étais naïve ». A l’époque, elle est d’ailleurs tout juste majeure.

Et même, réalise le président en pleine audience, mineure pour une partie des faits pour lesquels elle a été condamnée. « Vous auriez pu faire appel … », lui explique aujourd’hui l’ancien juge d’instruction dans un soupir … « vous auriez du être jugée par une cour d’assises des mineurs. Mais on n’est plus à ça près ».

Peut-être d’ailleurs, Aurélie Grenon aurait-elle pu se livrer alors à la cour d’assises. Comme elle vient le faire pour la première fois ici, quinze ans après. « J’ai été forcée, j’ai été violée, j’ai été … tout ».

Aurélie Grenon sanglote à la barre, sort un mouchoir. « Ils me menaçaient. Ils savaient où mon père travaillait, où mes petits frères étaient scolarisés … »

Aujourd’hui, Aurélie Grenon a purgé sa peine. Elle a construit une autre vie que l’«ancienne », comme elle l’a qualifie. Mais son témoignage du jour pose une question : était-elle auteur ou également victime ?

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