Le procureur prend ses réquisitions aujourd’hui au procès dit du Carlton à Lille. Le parquet devrait logiquement demander aujourd’hui la relaxe de Dominique Strauss-Kahn. Le parquet avait requis un non-lieu à la fin de l’instruction et l’audience n’a pas fait apparaître de nouvel élément à charge, ce que plusieurs parties civiles ont reconnu hier.

Nous ne sommes pas « dupes » clament les parties civiles. Ce « Sardanapale des temps modernes », selon la formule de Me Emmanuel Daoud, ce « Minotaure » comme l’a qualifié Me Gilles Maton, bref DSK ne pouvait selon elles ignorer la condition des soi disant libertines de ses « récréations ».Mais « cette intime conviction ne suffit pas » reconnaît Gilles Maton, l’avocat des anciennes prostituées. En correctionnelle il faut des preuves, elles ne sont pas suffisantes. Ses clientes, Jade et Mounia, renoncent à réclamer des dommages et intérêts au roi de la fête. Elles ne demandent qu’un euro symbolique aux autres prévenus s’ils sont condamnés, après que leur avocat eût rappelé en l’appliquant à ces messieurs la définition du cynisme selon Oscar Wilde : « qui connaît le prix de chaque chose et la valeur d’aucune ».

Alors puisqu’en droit il y aura peut-être une relaxe, l’avocat du mouvement du Nid avait revendiqué hier matin de faire de la morale. « Ce procès hors norme par son casting et terriblement ordinaire par son contenu a été une œuvre de salut public » estime Emmanuel Daoud, nous ne ricanerons plus à l’évocation des parties fines. »

Dominique Strauss-Kahn, était de retour sur le banc des prévenus- il n’est pas obligé d’être présent cette semaine- il somnole parfois pendant les plaidoiries.Ce matin le procureur, assisté du substitut Aline Clérot, ne devrait faire que du droit. Le même procureur, Frédéric Fèvre, avait demandé un non lieu pour DSK à la fin de l’instruction. C’est sans surprise qu’on attend sa demande de relaxe.

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