Une attaque coordonnée par l'organisation État islamique, étroitement liée aux attentats du 13 novembre et qui aurait pu être beaucoup plus grave.

Le 21 août 2015, Ayoub El-Khazzani montait à bord du Thalys Bruxelles-Paris n°9364 et ouvrait le feu sur les passagers de la rame
Le 21 août 2015, Ayoub El-Khazzani montait à bord du Thalys Bruxelles-Paris n°9364 et ouvrait le feu sur les passagers de la rame © AFP / DPA / Henning KAISER

Il y a deux ans, le 21 août 2015, Ayoub El-Khazzani montait à bord du Thalys Bruxelles-Paris n°9364 et ouvrait le feu sur les passagers de la rame 12. Maîtrisé par des militaires américains, il sera finalement arrêté après avoir fait plusieurs blessés.

L'enquête a rapidement permis d'identifier ce Marocain de 25 ans à l'époque des faits, fiché S et signalé comme islamiste radical par les autorités espagnoles où il séjournait. Mais il a fallu un peu plus de temps aux enquêteurs pour comprendre qu'il ne s'agissait pas d'un "loup solitaire" mais bien de l'auteur d'une attaque coordonnée par l'organisation État islamique et étroitement lié aux attentats du 13 novembre.

Audition après audition, Ayoub El-Khazzani raconte comment cet attentat a été préparé

En Syrie, tout d'abord. Le jeune homme de 27 ans n'y passe que six jours, mais convainc l'Etat islamique de sa détermination djihadiste dans la perspective d'un attentat. Il prend alors la route de l'Europe en compagnie du chef des commandos du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud.

Les deux hommes sont aidés dans leur périple par un troisième envoyé en éclaireur sur la route des migrants qui les renseigne au fur et à mesure sur les points de passage. Tous les trois se retrouvent dans une planque à Bruxelles

Abdelhamid Abaaoud va et vient. Jusqu'au jour où il annonce aux deux autres qu'ils doivent se préparer psychologiquement. Le jeune éclaireur prend peur et la fuite Ayoub El-Khazzani reste et attend les consignes.

Des consignes particulièrement précises : se rendre à la gare bruxelloise du midi, demander un billet pour le Thalys de 17 heures. Voiture 12. "Je devais attaquer des Américains", raconte Ayoub el-Khazzani au juge.

La suite est connue avec l'intervention de militaires américains en vacances, mais elle aurait pu être bien pire. Car le scénario de Daech qui prévoyait deux hommes équipés d'explosifs, auxquels l'attaquant du Thalys a préféré des armes, aurait pu avoir l'ampleur des attentats du 13 novembre.

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