Les enquêteurs ont également appris que Petitjean s'est rendu à St-Etienne-du-Rouvray seulement trois jours avant l'attentat

Sous-direction antiterroriste (SDAT), à Levallois-Perret
Sous-direction antiterroriste (SDAT), à Levallois-Perret © Sipa / AP/Christophe Ena

L'enquête progresse. Dimanche soir, le cousin d'Abdel Malik Petitjean, l'un des deux assaillants de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, a été mis en examen et écroué pour sa participation à l'attentat de mardi dernier. Selon le parquet de Paris, il avait parfaitement connaissance de l'imminence d'un "projet d'action violente", même s'il n'en connaissait visiblement ni le lieu, ni la date.

Petit à petit, les enquêteurs essaient ainsi de reconstituer les parcours d'Abdel Malik Petitjean et d'Adel Kermiche pour déterminer comment ils se sont connus, s'ils avaient des liens directs avec des membres du groupe Etat Islamique et s'ils ont bénéficié de complicités.

Les enquêteurs ont établi que Kermiche et Petitjean ne se connaissaient que depuis quelques jours et certainement via le réseau social crypté Telegram.

Telegram, ce sont 100 millions d'utilisateurs revendiqués dans le monde, Kermiche avait pour sa part 200 abonnés à qui il a détaillé, une semaine avant la prise d'otage sanglante de l'Eglise, le scénario de ce qu'il allait commettre.

Ensuite, le traçage des lignes téléphoniques a permis d'établir que Petitjean, qui vivait essentiellement en Savoie, s'est rendu le 23 juillet, trois jours avant l'attentat, à St-Etienne-du-Rouvray.

Dans l'entourage de Kermiche et Petitjean, les magistrats s'intéressent donc maintenant au cousin du second, domicilié dans la banlieue de Nancy et qui apparemment en savait suffisamment sur la préparation de l'attentat pour être poursuivi pour l'assassinat du Père Hamel.

Ils s'intéressent également à un autre jeune de 19 ans. A son domicile de la région parisienne, les enquêteurs ont retrouvé le téléphone contenant la vidéo dans laquelle les deux terroristes prêtent allégeance à Daech.

Il va maintenant falloir continuer d'exploiter l'ensemble des données du réseau Telegram pour comprendre comment et avec qui, les deux jeunes qui ne se connaissaient pas, ont pu aussi rapidement organiser leur projet criminel.

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